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Une époque unique et rocambolesque

Laurel et Hardy raconte la vie trépidante du duo acclamé au cours des années 30, 40 et 50

Laurel et Hardy
Photo d'archives Lorsque Louis Champagne a accepté le rôle d’Oliver Hardy, il a regardé quelques films mettant en vedette le célèbre duo. Des images qui ont ramené des souvenirs de jeunesse lorsque ces productions étaient diffusées à Ciné-Quiz. Il a ensuite rapidement mis un terme à ces visionnements.

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« J’ai arrêté ça dès que les répétitions ont débuté. Laurel et Hardy étaient des comiques très particuliers avec un rythme qui était très approprié à leur époque. Je ne voulais pas m’enfarger là-dedans. Je me devais de trouver mon Hardy à moi », a mentionné le comédien, qui montera sur les planches les 6, 7, 8 et 9 février, à la Salle Albert-Rousseau, avec la production Laurel et Hardy.

« Très Broadway »

La pièce <i>Laurel et Hardy</i> raconte la vie rocambolesque du célèbre duo. La distribution comprend entre autres André Robitaille et Louis Champagne.
Photo d'archives
La pièce Laurel et Hardy raconte la vie rocambolesque du célèbre duo. La distribution comprend entre autres André Robitaille et Louis Champagne.

Avec une carrure pouvant s’apparenter à celle de l’acteur américain né à Harlem, Louis Champagne n’a pas hésité, lorsque André Robitaille, qui personnifie Stan Laurel, lui a proposé de jouer ce « monstre » de la comédie.

« On ne peut pas dire non à ça. C’est une création, un beau duo, et c’est l’fun à faire », a-t-il fait remarquer, lors d’un entretien.

À l’affiche l’été dernier au Théâtre Hector-Charland, à L’Assomption, Laurel et Hardy, est un survol, en une vingtaine de tableaux, de la vie de ce célèbre duo qui a connu la gloire dans les années 30, 40 et 50.

« La pièce présente les grands moments de la vie de ces deux gars qui ont eu un coup de foudre artistique et d’amitié. C’est un show, dans la facture, qui est très Broadway, avec des décors, des chansons, de la danse, de la musique et neuf comédiens sur scène », a indiqué Stéphane Archambault, qui se glisse dans la peau d’un journaliste qui fait un reportage sur Stan Laurel.

Laurel et Hardy, précise Louis Champagne, ont eu des vies rocambolesques. Des femmes, des maîtresses, le succès, de l’argent et de l’alcool.

« Oliver Hardy avait beaucoup de candeur. Il trouvait plaisir dans les courses de chevaux et il jouait au golf. Il était très bon lorsqu’il était sur le plateau de tournage, mais dès que la cloche sonnait et que c’était fini, il était parti. Il allait vivre sa vie. C’est très différent de nous qui sommes constamment en train de travailler », a-t-il dit.

Les comédiens Myriam Leblanc et Louis Champagne dans la pièce de théâtre <i>Laurel et Hardy</i>.
Photo d'archives
Les comédiens Myriam Leblanc et Louis Champagne dans la pièce de théâtre Laurel et Hardy.

Opération complexe

Laurel et Hardy est une opération complexe où tous les comédiens de la distribution sont impliqués.

« Le timing est très important. On ne peut absolument pas se permettre d’être sur le pilote automatique. C’était une machine intimidante, et on se devait d’être sur la coche. On travaille sans fin du début jusqu’à la fin », a précisé Bernard Fortin, qui joue le producteur Hal Roach, qui a découvert le célèbre duo.

« Les autres pièces sont des livres illustrés. Laurel et Hardy, c’est un pop-up », a ajouté Stéphane Archambault.


 Laurel et Hardy est présenté les 6, 7, 8 et 9 février, à 20 h, à la salle Albert-Rousseau.