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Construction de l’Obelix: La Défense nationale dit non à son tour au Chantier Davie

Harjit Sajjan
Photo d'archives, AFP Harjit Sajjan

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La Davie vient de subir un nouveau revers. Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan ferme à son tour la porte à la construction d’un deuxième navire ravitailleur à Lévis et refuse de commander une étude.

Les représentants du chantier naval lévisien avaient réclamé, lundi, une « analyse indépendante » des besoins de la Marine royale canadienne, confiants de pouvoir démontrer la nécessité du Obelix, malgré le refus catégorique du premier ministre Justin Trudeau.

Dans une déclaration transmise au Journal par courriel, le cabinet du ministre Sajjan réitère que le Canada n’a pas besoin d’un deuxième navire de soutien temporaire, en s’appuyant sur les déclarations récentes du commandant de la Marine. En entrevue avec La Presse canadienne, le vice-amiral Ron Lloyd s’était dit « à l’aise », sur le plan opérationnel, avec un seul navire (l’Asterix) pour l’instant.

« Notre gouvernement fait pleinement confiance aux avis de la Marine (...) Il n’y a pas de besoin pour un examen », affirme la porte-parole du ministre Sajjan, Renée Filiatrault, tout en reconnaissant, du même souffle, « l’excellent travail des employés du Chantier naval Davie qui a mené à la livraison de l’Asterix ».

Aucune surprise

Les réactions au Québec n’ont pas tardé. Les fonctionnaires de la Défense « défendent l’indéfendable » selon le porte-parole de la Davie, Frédérik Boisvert. « Sans Chantier Davie, le programme de renouvellement des navires fédéraux sera un échec retentissant qui coûtera très cher aux contribuables québécois et canadiens ».

La CSN et le porte-parole de l’Association des fournisseurs du chantier naval, Pierre Drapeau, ont également déploré cette nouvelle gifle à la Davie, promettant de faire de l’Obelix un enjeu électoral dans les prochains mois.

« Il n’y a aucune surprise dans cette déclaration du ministère de la Défense puisque leur ministre vient de Vancouver, la même ville où se situe le Chantier Seaspan qui n’a toujours rien livré en 7 ans et qui a reçu plus de 12 milliards de contrats dans le cadre de la Stratégie fédérale de construction navale », a commenté M. Drapeau.