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Il aurait reçu les résultats médicaux d’un autre patient

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SAGUENAY – Un homme de 85 ans de Saguenay prétend avoir été victime d’erreurs médicales lors de son dernier séjour à l’hôpital de Chicoutimi.

Maurice Morin prétend avoir reçu un faux diagnostic d’infarctus après que le personnel soignant lui a donné les résultats sanguins d’un autre patient.

Victime d’un malaise, M. Morin s’était présenté à l’hôpital vendredi, suivant les conseils de l’infirmière de garde de la résidence pour personnes âgées où il réside. L’homme a en effet subi trois infarctus en un mois avant les Fêtes.

Un médecin lui aurait confirmé la journée même qu’il avait été victime d’un autre infarctus, selon les résultats de ses prélèvements sanguins. Le patient aurait même été isolé, pour prévenir les infections.

«Au bout de quelques minutes, le personnel est revenu en courant pour nous dire que l’isolement n’était pas nécessaire, qu’il s’agissait d’une erreur», a expliqué sa conjointe, Thérèse Morin.

Une infirmière lui aurait mentionné vouloir le soumettre à des examens plus poussés, mais les médecins ne l’auraient pas prévenu.

«Elle a dit: “vu que vous n’êtes pas au courant, on laisse ça sur la glace.” C’était encore une erreur», a ajouté sa conjointe.

Deux jours après avoir été admis à l’hôpital, un médecin lui aurait finalement indiqué qu’il avait été victime d’une erreur.

«Quand le médecin est venu lui dire qu’il pouvait sortir dimanche, il a dit “M. Morin, vous n’avez jamais fait d’infarctus. Il y a eu une erreur à l’urgence avec les prises de sang. Elles ont été mêlées avec un autre patient”», a expliqué Mme Morin.

Maurice Morin n’a jamais su ce qui était à l’origine de son malaise.

«Disons que j’y ai goûté moi là. J’avais les affaires dans le nez, des aiguilles partout. Ils ne me lâchaient pas. Quand je vais à l’hôpital, normalement, je suis traité comme un roi, mais là... Je ne sais pas ce qui s’est passé», a fait savoir l’octogénaire.

Le couple s’est adressé à la commissaire aux plaintes du centre de santé régional. Le traitement de leur requête pourrait prendre jusqu’à 45 jours.

Les autorités régionales de la santé ont refusé de confirmer le dépôt de la plainte et de commenter, prétextant qu’il s’agit d’un dossier de nature confidentielle, mais elles rappellent l’importance de ne pas hésiter à porter plainte.