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Signes religieux: le PLQ pourrait revoir sa position

Hélène David, députée.
Photo Agence QMI, Simon Clark Hélène David, députée.

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Le PLQ pourrait revoir sa position sur les signes religieux, qui fera l’objet d’une discussion ouverte à l’occasion du caucus présessionnel libéral.

En vue des débats qui s’annoncent sur le projet de loi caquiste, les députés libéraux parleront de laïcité demain et vendredi, durant leur réunion qui précède la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale.

Le chef intérimaire libéral n’a pas caché son jeu mardi, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

«Il y a des dossiers qui vont être discutés au caucus, toutes les questions qui touchent la laïcité», a-t-il dit.

Interrogé sur la possibilité que la position du PLQ sur l’interdiction des signes religieux soit modifiée, Pierre Arcand s’est montré ouvert. «Les députés auront l’occasion d’en débattre, mais je ne peux absolument pas vous prédire dans quelle direction. Vous comprendrez que je vais voir de quelle façon les députés vont évoluer là-dessus», a-t-il précisé.

Des adeptes de Bouchard-Taylor

Sous la gouverne de Philippe Couillard, les libéraux s’opposaient à l’interdiction des signes religieux apparents chez les employés de l’État en position d’autorité.

Le précédent gouvernement a d’ailleurs fait adopter en juin dernier le projet de loi 62 qui ne faisait qu’interdire le visage découvert lors de la prestation et de la réception des services publics. Mais selon nos informations, dans les rangs libéraux, il y a des adeptes des recommandations de la commission Bouchard-Taylor, qui suggérait de bannir les signes religieux chez les juges, les policiers, les gardiens de prison et les procureurs de l’État.

Selon le chef intérimaire libéral, il est «très possible» que la position libérale ne change pas. «Mais encore une fois, je laisse le caucus souverain dans ce domaine-là», a-t-il insisté.

M. Arcand croit que son parti est allé «aussi loin qu’on pouvait aller sur le plan légal» avec le projet de loi 62, mais il a tout de même jugé bon demander à la députée Hélène David «de regarder à nouveau sur le plan juridique ce dossier-là».

Attendre le dépôt du projet de loi

Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que le PLQ sorte du caucus avec une position ferme sur la laïcité.

«Notre position, on l’aura lorsque le gouvernement aura déposé son projet de loi, mais tant que le gouvernement semble aller dans plusieurs directions, c’est difficile pour nous de définir une position à ce stade-ci, on va attendre qu’il dépose son projet de loi et on fera connaître notre position à ce moment-là.»

François Legault a promis d’interdire les signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité, incluant les enseignants.

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