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Une cure nécessaire pour un bloc opératoire vétuste

La direction de l’hôpital Charles-Le Moyne lance le projet de construction

Le projet de 192 M$ prévoit la construction de cinq étages au-dessus de l’urgence actuelle de l’hôpital Charles-Le Moyne. Les travaux visent notamment à agrandir le bloc opératoire, qui est vétuste.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Le projet de 192 M$ prévoit la construction de cinq étages au-dessus de l’urgence actuelle de l’hôpital Charles-Le Moyne. Les travaux visent notamment à agrandir le bloc opératoire, qui est vétuste.

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Le bloc opératoire de l’hôpital Charles-Le Moyne a atteint son « point de rupture » et est dans un état de « vétusté importante », écrit la direction dans un document d’appel d’offres pour lancer les travaux, évalués à 192 millions $.

« Les installations du bloc opératoire et des services connexes ont atteint, depuis longtemps, leur point de rupture », indique un document diffusé la semaine dernière sur le site internet du Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec.

« Le maintien du statu quo n’est plus une option acceptable », lit-on.

Ainsi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre va de l’avant pour l’élaboration du programme fonctionnel pour la construction du nouveau bloc opératoire.

Le document de 405 pages souligne la « vétusté importante » du bloc, construit en 1966. Au cours des dernières années, Le Journal a diffusé des reportages sur les problèmes de ventilation et d’infiltration d’insectes, qui ont causé des reports de chirurgies.

Estimé à 192 M$, le projet prévoit la construction de cinq étages au-dessus de l’urgence existante.

Plus gros projet

Le nouveau bloc comprendra deux salles d’opération de plus, pour un total de 15. On prévoit aussi l’ajout de 12 civières en salle de réveil, 18 civières en chirurgies d’un jour et 10 lits aux soins intensifs.

Il s’agit donc d’un projet plus dispendieux que celui de 133 M$ annoncé par l’ancien ministre libéral de la Santé Gaétan Barrette au printemps dernier. Or, le CISSS explique que le montant prévoit déjà une seconde phase de rénovations ailleurs dans l’hôpital.

En termes d’espace, le CISSS souhaite ajouter près de 5000 m2. Le document précise qu’il serait impossible d’agrandir le bloc opératoire actuel puisqu’il est enclavé entre plusieurs unités.

Parmi les nombreux problèmes soulevés, on note un manque d’espace, des enjeux de salubrité et de sécurité liés à la vétusté des lieux.

Dans l’unité de chirurgie d’un jour, le manque d’espace est important.

Assis par terre

« Il nous arrive parfois de constater que des patients s’assoient par terre en attendant d’être appelés », lit-on.

Les soumissionnaires ont jusqu’au 22 février pour déposer un projet.

L’échéancier pour les travaux n’est pas encore connu. La direction du CISSS n’a pas voulu accorder d’entrevue au Journal.

Extraits de l’appel d’offres

« Les installations ne permettent plus d’offrir un environnement sécuritaire pour des soins périopératoires. »

« La sécurité et l’accès au bloc opératoire sont déficients », ce qui permet à un « visiteur égaré de se retrouver dans une zone stérile. »

Les défaillances du système de ventilation empêchent de maintenir le taux d’humidité et de température dans les normes reconnues.»

« Il est fréquent que le personnel doive débuter l’observation post-opératoire à même la salle d’opération, le temps qu’un espace se libère. »

« Les locaux d’entreposage, inadéquats et encombrés, entraînent des accumulations dans des espaces non adaptés aux besoins, tels les corridors administratifs. »

« La zone propre et souillée n’est pas séparée par un système de passe-plat conforme. »

Source : Appel d’offres du CISSS de la Montérégie-Centre, diffusé sur le site web du SÉAO