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Alltrack, Outback et compagnie, c’est génial ici

Alltrack, Outback et compagnie, c’est génial ici
Marc Lachapelle

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Quand on me demande ce que je possède comme voiture personnelle, question inévitable pour tout chroniqueur automobile, je n’ai malheureusement aucune réponse exotique à offrir.

Pas de Corvette Z06, Porsche 935, Lancia Stratos ou McLaren F1 (ma préférée). Et j’imagine que les trois karts dans mon sous-sol ne comptent pas.

 

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Je n’ai par contre aucune gêne à dire que la voiture familiale est un Subaru Outback 2006, modèle de base, très bas kilométrage, en très bon état, bien sûr. Le fruit d’une deuxième location du même modèle, que j’ai eu la bonne idée de racheter en fin de bail, après avoir jeté un coup d’œil au montant exigé. Je me demande encore s’ils s’étaient trompés.

Le premier Outback, un 2003, avait suivi deux fourgonnettes et une vraie familiale qui ont servi à tout, pendant que les enfants poussaient. Y compris à leurs premiers kilomètres au volant. Ma Volkswagen Scirocco 1982, vendue à un collègue parce que le siège d’enfant à l’arrière c’était vraiment l’enfer, n’est qu’un lointain souvenir.

Formule quasi parfaite

Le choix de l’Outback était tout sauf un hasard. L’année du Grand Verglas, une fois rentré du salon de Détroit, j’ai passé la semaine au volant d’une berline Audi A6 à courir les chandelles, le liquide à réchaud, l’essence pour la génératrice et tout ce qu’il fallait pour tenir le coup, dans une maison sans électricité.

Le rouage quattro était parfait, mais la pauvre A6 se râpait continuellement le ventre sur les remblais et les rebords glacés des cratères dont les rues étaient truffées. Sans compter que le coffre d’une berline n’est jamais aussi pratique que la soute d’une familiale.

Je me suis alors juré que notre prochaine voiture allait être une familiale à quatre roues motrices avec une garde au sol plus sérieuse. Et l’Outback était encore le seul à correspondre à ce signalement, huit ans après que Subaru en ait eu la brillante idée. Oui, oui, je suis au courant pour l’AMC Eagle, offert quinze ans trop tôt, hélas.

On a fait plein de choses avec nos Outback, y compris conduire les jeunes avec leurs planches à neige, tracter une remorque pleine de matériaux ou une autre, chargée de motos, et même transporter un comptoir long de 2,8 mètres, dans l’habitacle. Eh oui, ça entrait parfaitement.

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Marc Lachapelle

 

Subaru a frappé dans le mille en lançant un Outback plus spacieux et plus costaud pour 2010. Sa garde au sol de 220 mm était meilleure que celle de presque tous les utilitaires sport et il était même plus frugal, avec sa transmission à variation continue. J’avais mesuré une moyenne de 7,4 L/100 km sur un trajet de 400 km à la vitesse «tolérée» de 118 km/h. Impressionnant, pour sa taille. Pas compliqué : les ventes ont doublé en une seule année.

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Les lois de la physique

Ce grand succès du Outback lui a valu quelques rivaux, plus ou moins directs. Si les Audi A4 allroad et Volkswagen Golf Alltrack sont particulièrement agiles et amusants à conduire, c’est surtout qu’ils sont plus légers de 100 et 198 kg mais également plus bas de 16,6 et 14,8 cm que leurs frangins utilitaires les plus comparables: le Q5 et le Tiguan.

La différence est encore plus marquée pour le Volvo V90 Cross Country T6, plus léger de 160 kg mais surtout plus bas de 23,3 cm que le très anguleux XC90 T6, à motorisation identique. Le même principe s’applique au Outback 3.6R, plus léger que le nouvel Ascent de 301 kg et plus bas de 13,3 cm, à puissance quasi égale.

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Ces familiales surélevées affichent presque toutes une consommation meilleure, à défaut d’offrir la même capacité de remorquage, avec un volume cargo pratiquement égal. De toute manière, leur avantage le plus marqué, selon moi, est une stabilité, une confiance et une sécurité de conduite nettement meilleures, dans les pires conditions que nous balancent nos hivers de fous. En plus d’un roulement plus souple, au moins un peu.

Choisir le bon passe-partout

Dans ce monde viré gaga pour les utilitaires chic et les pseudo-camions, je crois qu’une familiale à quatre roues motrices dotée d’une bonne garde au sol et d’une suspension bien ficelée est la meilleure option pour la grande majorité d’entre nous. Qu’on habite la ville ou la campagne.

Bien sûr qu’on choisit une compacte électrique si on habite un condo avec garage et qu’on ne sort jamais de la ville. Bien sûr qu’on préfère une fourgonnette pour l’équipe de soccer ou une camionnette, si on construit des bungalows la semaine et qu’on chasse, pêche, surfe ou navigue les week-ends.

Mais pour les autres, une Allroad, une Alltrack, un Outback ou une Volvo V90 Cross Country, c’est à peu près imbattable. Et ce sera encore mieux quand les petits malins qui les fabriquent produiront des versions hybrides rechargeables.

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Marc Lachapelle

 

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