/sports/hockey/canadiens
Navigation

Phillip Danault contre l’exclusion dans les sports en milieu scolaire

Le joueur du Canadien en fait son principal cheval de bataille

Phillip Danault contre l’exclusion dans les sports en milieu scolaire
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Le joueur du Canadien de Montréal Phillip Danault et son épouse Marie-Pierre, qui seront bientôt parents, s’impliquent dans une fondation pour empêcher que des jeunes soient laissés pour compte dans les sports en milieu scolaire.  

Plusieurs enfants ont déjà éprouvé la hantise d’être choisi le dernier par leurs pairs lors de la formation d’équipes dans le cours d’éducation physique.  

C’est justement pour lutter contre la violence, l’intimidation et l’exclusion dans les milieux sportifs que les Danault s’associent pour une deuxième année à la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais dans le cadre du concours «Équipe étoile».  

«C’est une cause qui nous tient à cœur. Personnellement, je n’ai jamais vécu ça, mais on entend tellement d’histoires d’horreur», a partagé le numéro 24 du CH.  

«L’intimidation, c’est vraiment un fléau. Avec les médias sociaux, ça prend des proportions démesurées. Tout le monde connaît quelqu’un qui a été touché de près ou de loin par l’intimidation», a renchéri Marie-Pierre Danault qui invite les jeunes à briser le silence.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Jasmin Roy à l'émission Trudeau le midi sur QUB radio :

«Il faut que ça change»  

Selon la future maman, trop de jeunes sont exclus des équipes sportives parce qu’ils ne répondent pas aux standards de performance établis, en raison de leur sexe, de leur apparence physique, de leurs habiletés ou de leur orientation sexuelle.  

«Ce n’est pas comme ça qu’on va intéresser nos jeunes à bouger. Il faut que ça change», a affirmé Mme Danault.  

Le hockeyeur est convaincu que ce genre de pratique laisse plus de séquelles qu’on pense. «C’est sûr que ça affecte la confiance en soi. Ça te suit énormément dans ta vie. Ça reste gravé dans ta mémoire. C’est difficile après de t’intégrer au groupe. Tu restes avec la peur du rejet», a poursuivi le joueur de hockey.  

L’attaquant du Canadien de Montréal croit qu’il faut faire la part des choses entre son rôle sur la glace et celui de porte-parole pour la cause qu’il défend auprès de la Fondation.  

«Il y a une différence entre le côté business et faire du sport pour s’amuser», a-t-il ajouté.  

«Lorsque notre fils (à naître) va voir son père se battre sur la glace, je vais devoir lui expliquer qu’il ne peut pas faire ça dans la cour de l’école», a dit Marie-Pierre Danault.  

À la recherche de l’équipe étoile  

Cette année, la Fondation décernera deux prix «Équipe étoile», dont l’un sera réservé à une école participante de la région des Bois-Francs d’où est originaire Phillip Danault.  

Chaque prix sera accompagné d’une bourse de 5000 $, remise à une école primaire ou secondaire s’étant le plus démarquée sur le plan du développement de saines habitudes de vie émotionnelles et relationnelles dans les sports ou les activités physiques durant l’année scolaire 2018-2019. Les écoles ont jusqu’au 15 mai pour soumettre leur candidature.