/sports/football
Navigation

Le Journal au Super Bowl

Coup d'oeil sur cet article

Encore cette année, Stéphane Cadorette, du Journal, sera présent au Super Bowl, qui opposera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Rams de Los Angeles, dimanche, à Atlanta.  

Voici une présentation des deux équipes.

 

Patriots  

Nouvelle-Angleterre  

Photo AFP
  •  Naissance de la franchise : 1960    
  •  Fiche à vie en saison régulière : 500-391-9    
  •  Fiche à vie en éliminatoires : 36-20    
  •  Champions du Super Bowl : 5 en 10 apparitions     

Le facteur expérience joue assurément en faveur des Patriots, principalement au poste de quart-arrière avec Tom Brady, qui en est à sa neuvième présence au Super Bowl.   

D’ailleurs, les Patriots misent sur 38 joueurs qui ont déjà pris part à l’événement, pour un total de 86 matchs d’expérience, contre seulement quatre joueurs pour un total de cinq matchs d’expérience chez les Rams.   

Les Eagles ont toutefois démontré l’an dernier que l’expérience ne fait pas foi de tout. Au-delà de Brady, c’est le côté imprévisible de l’offensive qui rend les Patriots si difficiles à freiner. En plus de leur jeu aérien bien rodé, ils sont plus que jamais en mesure de s’en remettre au jeu au sol, comme en témoignent leurs 79 courses en matchs éliminatoires, dont 40 au beau milieu de la ligne de mêlée.   

Cette dimension physique et la diversité du monstre à trois têtes dans le champ-arrière (Sony Michel, James White et Rex Burkhead) permettent aux Patriots de contrôler l’horloge, un aspect crucial face à une équipe explosive comme les Rams.   

Défensivement, les disciples de Bill Belichick ne changent pas. Si leur 21e rang au chapitre des verges accordées semble décevant, ils sont à leur mieux pour limiter les dégâts adverses à la porte des buts, ne concédant que 20,3 points par match, ce qui leur vaut le septième rang. Comme toujours, la défensive des Patriots plie, mais ne brise pas.    

Évidemment, Belichick se spécialise aussi dans l’art d’éliminer la principale force de l’ennemie. Cette fois, c’est sans doute le porteur Todd Gurley qui sera ciblé.  

  

Rams   

 Los Angeles  

Photo AFP
  •  Naissance de la franchise : 1937     
  •  Fiche à vie en saison régulière : 568-562-21       
  •  Fiche à vie en éliminatoires : 21-25     
  •  Champions du Super Bowl : 1 en 3 apparitions     

L’offensive spectaculaire des Rams retient toute l’attention au sein de l’équipe, mais le joueur le plus important pourrait bien être le plaqueur défensif Aaron Donald.   

Puisque Tom Brady se débarrasse du ballon avec une rapidité redoutable (moyenne de 2,61 secondes cette saison), le monstre des Rams devra rapidement le harceler. En séries, Brady a dégainé encore plus expressément qu’en saison régulière et cela explique en partie le fait qu’il n’ait été victime d’aucun sac.   

Donald devra abuser d’une ligne offensive qui joue du solide football, car le seul moment où Brady cafouille, c’est lorsque la pression provient de l’intérieur. Donald et les Rams ont appliqué cette fameuse pression de l’intérieur dans 16,6 % des jeux de passe adverses cette saison, le meilleur taux dans la NFL.   

À l’attaque, dans quel état sera Todd Gurley ? Il jure que sa blessure au genou ne le ralentit pas, mais il est permis d’en douter. Un match productif de sa part donnerait un avantage marqué aux Rams.   

Offensivement, les Rams misent sur des receveurs de qualité et Jared Goff a prouvé en finale d’association qu’il peut briller dans les grands moments. Reste à voir si l’explosif Brandin Cooks pourra se démarquer davantage sur quelques longs jeux que Tyreek Hill, des Chiefs, lors du dernier match face aux Patriots.   

En établissant le jeu au sol, les Rams pourraient ensuite faire des ravages sur des tracés verticaux avec Cooks, sur des feintes de remises.      

  

 — Textes de Stéphane Cadorette