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Signes religieux: le Parti libéral maintient sa position

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Après avoir envisagé de revoir sa position, le caucus libéral s’opposera finalement à toute interdiction des signes religieux chez les employés de l’État.

« Le Parti libéral du Québec, c’est le parti des libertés individuelles. La liberté de religion est enchâssée dans la Charte des droits et libertés de la personne, et jamais nous n’allons endosser la position de la CAQ qui souhaite interdire le port des signes religieux chez les employés en position d’autorité », a déclaré le chef intérimaire du parti, Pierre Arcand, jeudi.

Les députés du PLQ avaient profité de leur caucus de deux jours à l’Assemblée nationale, en vue de la rentrée parlementaire, afin de débattre de leur position sur l’interdiction des signes religieux.

Sous le gouvernement de Philippe Couillard, les libéraux avaient toujours refusé d’aller au-delà de l’obligation de donner et recevoir les services de l’État à visage découvert. Mais le nouveau gouvernement de la CAQ doit déposer d’ici quelques semaines un projet de loi qui interdira les symboles religieux aux employés de l’État en position d’autorité, soit les juges, policiers, gardiens de prison et enseignants.

« Deux poids, deux mesures »

« Nous sommes, nous avons toujours été le parti qui a à cœur les libertés individuelles, et jamais nous n’endosserons des gestes qui empêcheraient des citoyens d’occuper un emploi sur la base de leurs orientations religieuses, l’emploi pour lequel ils ont été formés et ont investi toute leur passion », a renchéri la porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, Hélène David, aux côtés du chef libéral.

L’ex-ministre avait été chargée de présenter aux députés libéraux un rapport tiré de ses consultations sur les signes religieux.

Pierre Arcand a aussi remis en question la cohérence de la position du gouvernement Legault, qui risque selon lui de créer de « nombreuses divisions ». « Y aura-t-il deux poids, deux mesures entre les écoles publiques et les écoles privées ? Entre les employés fédéraux et les employés de l’État québécois ? Entre les juges provinciaux et les juges fédéraux ? », a-t-il illustré.

Alors que Pierre Arcand avait prévenu les journalistes la veille de ne pas s’attendre à une décision à la fin du caucus présessionnel, les députés libéraux en sont finalement venus rapidement à un consensus. « Tout le monde s’est rallié », a déclaré le chef intérimaire.

Hélène David assure d’ailleurs que « le consensus est très clair », au sein des troupes libérales.

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