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Pari réussi pour le Théâtre Gilles-Vigneault

Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Photo courtoisie Le bizarre incident du chien pendant la nuit

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Un an après son ouverture, le Théâtre Gilles-Vigneault peut d’emblée affirmer qu’il a relevé son pari. Situé à Saint-Jérôme, qualifié du plus grand théâtre des Laurentides, il a accueilli plus de 100 000 spectateurs en un an d’opération.

Inauguré le 18 janvier 2018 avec un investissement à la hauteur de près de 26 millions de dollars, le Théâtre Gilles-Vigneault, équipé d’équipement à la fine pointe de la technologie, compte 860 places réparties au parterre, à la mezzanine et au balcon, ce qui représente une centaine de sièges de plus que le TNM.

L’établissement est la propriété de Diffusion En Scène, un diffuseur implanté à Saint-Jérôme depuis 30 ans. « Par le passé, on devait louer des salles de spectacles, principalement celle à la Polyvalente de Saint-Jérôme, où l’on présentait une centaine de spectacles par année. Désormais, on a notre théâtre et on a doublé notre offre avec 200 représentations », souligne David Laferrière, directeur général et artistique de Diffusion En Scène et du Théâtre Gilles-Vigneault qui ajoute que l’essor démographique des Laurentides a contribué à l’idée d’avoir sa propre salle.

Enfant insignifiant
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Enfant insignifiant

Bien que le Théâtre Gilles-Vigneault est l’hôte de diverses disciplines en arts de la scène, telles que des comédies musicales, de l’humour, la musique, des concerts symphoniques, voire même du cirque, il n’en demeure pas moins que la dramaturgie et le théâtre occupent une place de choix. D’ailleurs, le Théâtre Gilles-Vigneault qui est ouvert à l’année, avait opté l’été dernier de présenter durant toute la saison estivale, un théâtre d’été, avec la comédie d’Eric Assous, Le Concierge une pièce signée Michel Poirier, mettant en vedette Nathalie Mallette et Sylvain Marcel. « On a dépassé nos objectifs avec un taux d’occupation cet été de plus de 82 % », révèle-t-il.

Saison 2019

Ainsi, côté théâtre, on a amorcé l’année 2019 avec le controversé théâtre musical SLĀV, de Robert Lepage, qui se veut une théâtralisation des chants d’esclaves américains et qui prendra l’affiche en janvier.

Agissant en tant que diffuseur, le Théâtre Gilles-Vigneault peut donc choisir, pour composer sa programmation, des spectacles qui ont obtenu du succès ailleurs, notamment dans les grands théâtres de la métropole et de Québec. « On présente des classiques et du théâtre de création québécois », fait remarquer le directeur artistique.

Cyrano de Bergerac
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Cyrano de Bergerac

Au cours de l’année 2019, après avoir diffusé L’Homme éléphant, une production du Théâtre du Rideau Vert, et la comédie, Toc Toc, mettant en vedette Marcel Leboeuf et Diane Lavallée, en janvier, la programmation poursuivra en février avec la pièce, Enfant insignifiant de Michel Tremblay avec Guylaine Tremblay et Henri Chassé, une production du Théâtre Duceppe.

Parmi les autres pièces qui prendront l’affiche, mentionnons, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, en février et la comédie On t’aime Mickaël Gouin, que l’on présentera en mars. Le grand classique, Cyrano de Bergerac avec Hugo Giroux et Mélanie Pilon de la Comédie Humaine prendra quant à lui l’affiche en avril.

On changera ensuite de registre en avril avec la comédie, Fais-toi une belle vie mettant en vedette Guillaume Lemay-Thivierge.

En mai prochain, ce sera l’occasion pour les spectateurs d’assister au théâtre musical d’Eric-Emmanuel Schmitt, Le Mystère Carmen créé au TNM et mis en scène par Lorraine Pintal.

Fais-toi une belle vie
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Fais-toi une belle vie

Alliance avec Duceppe

Une alliance entre le Théâtre Gilles-Vigneault et le Théâtre Duceppe a récemment été conclue.

Ainsi, pour la prochaine saison estivale, on présentera pour 25 soirs, la pièce de Simon Stephens, mise en scène par Hugo Bélanger, Le bizarre incident du chien pendant la nuit, pièce qui avait pris l’affiche la saison dernière chez Duceppe. « On sera dans une proposition différente comparativement aux grandes comédies que l’on retrouve habituellement en été », conclut David Laferrière.