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Quand le destin bascule

Fanny et Alexandre
Photo courtoisie, Théâtre Denise-Pelletier

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Le célèbre film suédois d’Ingmar Bergman sorti au début des années 80 connaîtra une nouvelle adaptation théâtrale sur les planches du Théâtre Denise-Pelletier. Les neuf comédiens sur scène devraient nous faire revivre l’histoire touchante de deux jeunes enfants dont la vie bascule après la mort de leur père.

Fanny et Alexandre, ce sont deux enfants, un frère et une sœur, qui ont connu un début d’enfance choyée. L’histoire, campée en Suède au début du XXe siècle, raconte la vie de ces enfants dont les parents, Émilie et Oscar Ekdahl, sont propriétaires d’un petit théâtre. Ainsi, la fiction et la vie de tous les jours se côtoient pour ces deux enfants qui ont le privilège de vivre dans une famille aisée et anticonformiste, où la vie artistique semble le centre de l’univers.

« Dans cette version, on se retrouvera plus particulièrement dans la tête du jeune Alexandre », annonce le comédien Steve Laplante qui interprétera Oscar, le père de Fanny et Alexandre.

Le petit garçon de 10 ans (Gabriel Szabo) et sa sœur cadette Fanny (Rosalie Daoust) observent la vie au sein d’une famille comblée par le bonheur. Mais en un rien de temps, tout basculera. « C’est une histoire très vivante, où les pleurs se mêlent aux rires », ajoute le comédien.

Terrible austérité

La vie de Fanny et Alexandre connaîtra un virage à 180 degrés lors de la mort subite de leur père. « Leur mère, Émilie, va rencontrer un révérant lors des funérailles de son mari », révèle Steve Laplante.

Peu de temps après, Émilie (Ève Pressault) refera sa vie avec cet homme, un évêque luthérien (Renaud Lacelle-Bourdon) à l’opposé de son premier époux. Une fois emménagés chez lui, les enfants seront soumis à un environnement des plus austères. L’autorité stricte et sans pitié sera un terrible choc pour Fanny et Alexandre.

La vie aisée d’autrefois et les plaisirs du monde théâtral d’avant seront désormais transformés en un univers impitoyable. « Cet homme est un batteur d’enfants », confie l’acteur. « Il éduque les enfants à la manière dure. »

Émilie abandonnera la direction de la troupe théâtrale et se conformera à la vie de son nouveau mari.

Ce sera une vie dominée par la perversité de la religion, bien loin de l’univers artistique d’autrefois.

« L’histoire est assez autobiographique », fait remarquer le comédien. En fait, l’auteur, Ingmar Bergman, est le fils d’un pasteur luthérien, qui a reçu une éducation sévère et qui, dès son jeune âge, a développé une fascination pour le monde artistique.

Humanité et complexité

« On retrouve dans cette pièce un mélange d’humanité et de complexité », précise Steve Laplante. « C’est aussi une écriture très paradoxale. »

On sera témoin, dans un premier temps, de l’univers familial festif d’Alexandre.

« On verra sa vie chez son père biologique, où l’on fête et l’on chante, et c’est très vivant », souligne le comédien. Si tout bascule par la suite, on découvrira un jeune Alexandre avec beaucoup de caractère.

Fanny et Alexandre

  • Auteur : Ingmar Bergman
  • Mise en scène : Sophie Cadieux et Félix-Antoine Boutin
  • Distribution : Luc Bourgeois, Rosalie Daoust, Annette Garant, Ariel Ifergan, Renaud Lacelle-Bourdon, Steve Laplante, Patricia Larivière, Ève Pressault et Gabriel Szabo
  • Du 30 janvier au 23 février
  • Au Théâtre Denise-Pelletier (salle principale)