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Le hijab est un symbole d’oppression, dit la ministre

Le dossier des signes religieux rattrape Isabelle Charest

Le hijab est un symbole d’oppression, dit la ministre
Photo Simon Clark

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 Fraîchement nommée à la suite d’un ajustement ministériel, la nouvelle ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, juge que le hijab est un symbole qui incarne l’oppression chez les femmes. 

 Le dossier des signes religieux a marqué le retour des députés à l’Assemblée nationale mardi, et rattrapé la ministre Charest. 

 « Ça ne correspond pas à mes valeurs », a d’abord répété la ministre déléguée à l’Éducation, responsable des Loisirs et du Sport, à qui M. Legault a confié la responsabilité de la Condition féminine, qui était jusque-là assumée par Sonia Lebel. 

 « Pour moi, ce n’est pas une façon pour une femme de s’épanouir », a continué l’ancienne patineuse de vitesse sur courte piste, invitée à partager son opinion sur le hijab. 

 « Par rapport à mes valeurs religieuses, le hijab est quelque chose que nous ne devrions pas porter », a plus tard ajouté Mme Charest, en anglais. 

 Jusqu’à « un certain point », le port du hijab par certaines femmes, c’est-à-dire « le fait qu’elles doivent se couvrir » signifie « l’oppression des femmes », a-t-elle renchéri. 

 Les libéraux ont sondé les écoles 

 Plus tôt en journée, son collègue Jean-François Roberge a reproché au précédent gouvernement libéral d’avoir lui aussi sondé les écoles quant aux membres de leur personnel qui portent un signe religieux au travail. 

 « Le gouvernement libéral a posé cette question-là ! », a lancé le ministre de l’Éducation, encore choqué d’avoir été accusé de faire du « profilage » en voulant faire un portrait des enseignants qui affichent ouvertement leurs convictions religieuses. 

 Une affirmation aussitôt rejetée par l’opposition libérale. Son prédécesseur, Sébastien Proulx, a dit n’avoir jamais été mis au courant de cette enquête. 

 « Je n’aurais pas autorisé ces questions sur les signes religieux », a-t-il martelé, pressé de questions par les journalistes. 

 Le sondage du ministère de l’Éducation révèle que 16 % des écoles qui ont répondu comptent dans leur rang du personnel arborant un signe religieux visible. 

 Quelque 1164 établissements ont répondu au sondage, c’est-à-dire un peu moins de la moitié des écoles. 

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