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Des milliers de résidents indemnisés

Les citoyens du quartier Limoilou recevront jusqu’à 200 $ en dédommagement

Véronique Lalande et son conjoint avaient intenté un recours collectif en 2014.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Véronique Lalande et son conjoint avaient intenté un recours collectif en 2014.

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Les résidents de Limoilou seront finalement indemnisés jusqu’à 200 $ à la suite de l’épisode de poussière rouge d’octobre 2012, fruit des nombreux efforts de Véronique Lalande qui peut enfin crier victoire.

« On est très émotif, on est très heureux », a lancé Véronique Lalande quelques minutes seulement après avoir pris connaissance de la décision du juge Pierre Ouellet.

Elle et son conjoint, Louis Duchesne, avaient intenté ce recours collectif en 2014 à la suite d’un épisode de poussière rouge survenu le 26 octobre 2012.

« C’est une grande victoire », estime Mme Lalande. « Pour nous, l’élément le plus important, c’est que le juge choisisse d’aller vers un mode de recouvrement collectif. Ça veut dire que la compagnie devra payer le montant fois le nombre de portes. »

Montant modeste

Le montant octroyé aux victimes sera tout de même modeste et circonscrit à trois zones.

Les victimes de la « zone rouge », concentrée entre la rivière Saint-Charles et la 9e Rue, autour de la 3e Avenue, recevront 200 $.

De plus, ce montant sera distribué par logement ou propriété et non par le nombre de personnes y résidant.

« On a fait le choix de se battre pendant six ans pour que ce soit la collectivité qui gagne et c’est ça la victoire », a ajouté Mme Lalande qui n’y voit pas de négatif.

Le Port satisfait

Pour sa part, l’Administration portuaire de Québec « accueille avec satisfaction le jugement », a-t-elle fait valoir dans un communiqué. « C’est un dénouement au bénéfice de toutes les parties intéressées », est-il écrit.

Le Port avait reconnu l’épisode de poussière rouge émanant d’un déchargement de minerai de fer provenant d’Afrique du Sud dans la nuit du 25 octobre 2012.

Le débat était ciblé sur le mode de dédommagement, le montant et le nombre de personnes touchées.

Deux autres zones, rose et bleue, ont aussi été incluses dans le dédommagement. Chaque résidence ou appartement de ces zones recevra un montant de 100 $. Les zones touchées regroupaient alors environ 22 000 résidents, selon les demandeurs.

Analyses

Les parties doivent se réunir d’ici 60 jours pour déterminer le nombre d’unités touchées et la façon de faire, mais déjà des analyses ont été faites en prévision des auditions.

« Ça va certainement être plusieurs milliers de personnes qui vont être indemnisées et certainement dans les sept chiffres », selon Me François Pinard-Thériault.

Les parties ont tout de même 30 jours pour en appeler de la décision. Un autre recours collectif pour couvrir la période du 31 octobre 2010 à aujourd’hui a été autorisé en août 2015 et est toujours en cours.

 

Zones identifiées par le jugement

 

Limoilou

  • Zone bleue : Limoilou | 100 $ en dommage compensatoire

Vanier

  • Zone bleue : Vanier | 100 $ en dommage compensatoire

Saint-Roch

  • Zone rose : Saint-Roch | 100 $ en dommage compensatoire

Vieux-Limoilou

  • Zone rouge : Vieux-Limoilou autour de la 3e Avenue | 200 $ à titre de dommage compensatoire

 

Des réactions

 

 Sol Zanetti, député de Québec solidaire 
Photo Simon Clark
Sol Zanetti, député de Québec solidaire 

« C’est une super belle victoire pour les citoyens de Limoilou qui vivent encore aujourd’hui avec une qualité de l’air qui est inacceptable. »

 

Suzanne Verreault, présidente de la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec
Photo Jean-François Desgagnés
Suzanne Verreault, présidente de la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec

« C’est un baume sur une préoccupation plus grande qui est les impacts sur la santé, la qualité de l’air dans Limoilou. »

 

« On va faire des efforts pour retracer les gens, mais six ans après, on ne peut pas être parfait. On invite les gens à s’inscrire. »

— Me François Pinard-Thériault, de Jean-François Bertrand Avocats, représentant les demandeurs