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Zone d’innovation technologique: un étudiant en design urbain croit que la Ville «doit aller plus loin»

La Municipalité devrait également multiplier les milieux de vie, selon lui

Le futur site de la nouvelle zone d’innovation.
Photo Stevens Leblanc Le futur site de la nouvelle zone d’innovation.

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Coauteur d’un travail portant sur la vaste zone d’innovation technologique préconisée par la Ville de Québec au littoral est, l’étudiant Charles Gosselin-Giguère a invité la Municipalité à «aller plus loin» dans sa vision du secteur.

Au cours des derniers mois, M. Gosselin-Giguère a coréalisé un projet de fin d’études portant justement sur ces 3,9 km carrés situés à l’intersection de Beauport-Maizerets-d’Estimauville. «La Ville mise tout sur les zones d’innovation technologique. Or, on devrait également penser à multiplier les milieux de vie comme les résidences, les écoles et les épiceries», a suggéré M. Gosselin-Giguère.

Prendre le contrôle

Au cours des derniers mois, lui et son collègue Simon Parent – deux finissants à la maîtrise en architecture et design urbain à l’Université Laval – ont imaginé le futur de cette zone industrielle. Tout comme la Municipalité, ils ont préconisé la fin des activités industrielles dans ce secteur au fort potentiel. «Lundi, quand j’ai vu le projet présenté par la Ville, j’étais assez excité. La zone que nous avions ciblée est la même ciblée par la Ville. La Municipalité a compris le potentiel qu’il y a dans ce secteur», s’est félicité Charles Gosselin-Giguère.

En général satisfait, ce dernier convient que sa vision intitulée «Québec résilient» concerne les 50 prochaines années, contrairement à la Ville qui admet travailler sur un horizon de 10 ans.

L’étudiant dit être tout à fait à l’aise avec l’idée d’exproprier des usines du secteur. «C’est très important que la Ville prenne le contrôle de ces terrains et travaille sur une planification d’ensemble avant de les revendre à des investisseurs privés», a-t-il indiqué.

D’après lui, «ces terrains centraux ont des qualités exceptionnelles, comme la proximité de l’eau, qui demandent des planifications urbaines complètes et rigoureuses. C’est donc le rôle de la Ville d’effectuer ce contrôle de qualité et de planification».