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Liaisons dangereuses chez Otéra Capital: Sabia veut une enquête rapide pour préserver l’intégrité de la Caisse

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Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia, entend obtenir rapidement les conclusions d’une large enquête déclenchée sur les hauts dirigeants d’Otéra Capital pour protéger « l’intégrité de l’institution ».

« J’espère [des résultats] rapidement », a-t-il indiqué hier en marge d’une conférence prononcée devant les membres de la Chambre de commerce de Québec.

Le PDG de la Caisse dit avoir donné un « mandat très large » afin de faire la lumière sur les révélations de notre Bureau d’enquête liant le conjoint de la vice-présidente d’Otéra Capital, Martine Gaudreault, notamment au clan mafieux Rizzuto.

À la suite du reportage, la Caisse a décidé de suspendre avec solde Mme Gaudreault mardi tout en déclenchant une enquête interne.

La filiale de la Caisse a aussi prêté 44 millions $ pour la construction d’une résidence d’aînés dont l’un des promoteurs est un important partenaire d’affaires de son grand patron, Alfonso Graceffa.

Dans ce cas précis, le PDG de la Caisse a dit ne pas avoir l’intention de suspendre le président d’Otéra Capital comme il l’a fait avec la vice-présidente de cette filiale.

Intégrité de l’institution

Le numéro 1 du bas de laine des Québécois a fait valoir que « la question de l’intégrité de l’institution » était « quelque chose de primordial » et que c’est la raison pour laquelle il a réclamé une enquête.

« C’est la meilleure façon de comprendre », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête interne, qui est menée par des experts externes, seront rendus publics, a tenu à redire M. Sabia.

Selon lui, « il est toujours mieux d’agir sur la base des faits », rappelant que l’enquête porte sur « les activités des personnes » et « la qualité des processus » chez Otéra Capital.

« Si à la suite de l’enquête que nous avons lancée, il y a des choses que nous devons améliorer, nous allons le faire », a-t-il prévenu.

Pour le gouvernement Legault, la Caisse « a déjà des règles de gouvernance, un code d’éthique, des règles sur les conflits d’intérêts. C’est important que ces règles-là soient suivies », a rappelé hier le ministre des Finances, Éric Girard.