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Certains parents choisissent l'école privée pour les valeurs religieuses selon le ministre Roberge

Certains parents choisissent l'école privée pour les valeurs religieuses selon le ministre Roberge
Photo Simon Clark

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Des parents choisissent d'envoyer leurs enfants à l'école privée subventionnée au passé confessionnel pour les exposer à des valeurs religieuses, croit le ministre Jean-François Roberge. 

C’est pour cette raison que son gouvernement a décidé d’exclure ces écoles du projet de loi sur la laïcité, qui doit être déposé sous peu. Les signes religieux seront interdits chez les enseignants des écoles primaires et secondaires publiques, mais pas chez les profs des établissements privés, qui sont pourtant subventionnés à hauteur de 60 % par l’État.

«Énormément d'écoles privées sont des écoles qui ont été fondées par des religieux et sont des écoles dont la clientèle fait le choix... parce qu'ils souhaitent que l'école transmette certaines valeurs religieuses. Donc, je ne vois pas de problème là à ce que, supposons, une école religieuse juive ait des gens qui portent des symboles, ou catholique, ou protestante, ou peu importe, là. Sincèrement, je ne vois aucune contradiction là-dedans. Je trouve ça normal», a-t-il déclaré mardi, en conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Le porte-parole du ministre a tenu plus tard à nuancer. «C’est évidemment pas l’ensemble des parents qui font ce choix-là qui le font pour cette raison-là», a précisé Francis Bouchard.

Les services de garde scolaires exclus

Pas question non plus de bannir les signes religieux chez les responsables des services de garde en milieu scolaire du réseau public.

«On pense que c'est quelque chose qui doit aller avec les enseignants. À un moment donné, il faut tracer la ligne quelque part. On a choisi de la tracer en incluant les enseignants comme des figures d'autorité, comme des titulaires de l'autorité parentale», a précisé le ministre Roberge.

Les éducateurs et éducatrices des services de garde passent parfois de très longues heures en compagnie des enfants dans les écoles. «Ce n'est pas une question du nombre d'heures, mais plutôt du rôle qui est joué», a-t-il insisté.