/entertainment/movies
Navigation

Une deuxième vie au cinéma

Mon ami Walid fait son entrée dans les salles vendredi

Julien Lacroix et Adib Alkhalidey dans une scène du film Mon ami Walid.
Photo courtoisie, Patrick St-Martin Julien Lacroix et Adib Alkhalidey dans une scène du film Mon ami Walid.

Coup d'oeil sur cet article

Long métrage d’abord destiné au web, Mon ami Walid prendra l’affiche dans quelques salles de cinéma, dès vendredi. Le film des humoristes Julien Lacroix et Adib Alkhalidey, produit avec un budget de moins de 200 000 $, pourrait même se promener jusqu’en France.

Un peu plus de trois semaines après sa présentation au Théâtre Maisonneuve, à Montréal, le film Mon ami Walid voit les salles de cinéma lui ouvrir leurs portes. Dès vendredi, le long métrage sera présenté à Montréal (Beaubien, Quartier Latin, Station Vu), Québec (Clap), St-Jérôme (Carrefour du Nord), Sherbrooke (La maison du cinéma) et Belœil (Cinéma Belœil).

« Ce n’était pas le but à la base [d’être dans les salles de cinéma], mentionne le coproducteur du film, Alexis Poulin. Mais quand on a fini le film, on trouvait qu’il avait le potentiel d’être diffusé sur grand écran. On est vraiment contents de voir que les cinémas embarquent dans un projet atypique. »

Festival en France

En comptant la quinzaine de projections dans des salles de spectacles depuis le 13 janvier, et la prévente dans les salles de cinéma, Mon ami Walid a amassé 150 000 $. Le film a été produit avec un budget total d’environ 160 000 $, dont 80 000 $ ont été amassés par le public grâce à une campagne de financement participatif.

À la fin mars, Mon ami Walid sera aussi présenté en compétition officielle au Festival du film canadien de Dieppe, en France. Il affrontera notamment le film de Guillaume Lambert, Les scènes fortuites.

« C’est une belle première étape vers une diffusion en France, mentionne Alexis Poulin. Il y a beaucoup de gens de l’industrie qui seront présents. Nous espérons pouvoir y signer un contrat de diffusion. »

Même s’il compte deux humoristes comme principaux protagonistes, Mon ami Walid a surpris plusieurs spectateurs par des scènes sérieuses. « Ça parle un peu de santé mentale et de solitude, dit Alexis Poulin. Ça semble avoir touché bien des gens. »