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Mesures d’atténuation Deux-Montagnes/Mascouche: les détails connus seulement à l’automne

Mesures d’atténuation Deux-Montagnes/Mascouche: les détails connus seulement à l’automne
Photo 24 Heures, Zacharie Goudreault

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MONTRÉAL | Les usagers des lignes Deux-Montagnes et Mascouche devront attendre à l’automne pour connaître l’heure et l’endroit où ils prendront l’autobus en 2020, lorsque leurs trains de banlieue seront interrompus pour la construction du REM.

Une première annonce, qui devrait survenir dans les prochaines semaines, permettra d’ici là de découvrir les grandes lignes des mesures alternatives proposées par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). 

«[Après la première annonce], les gens vont être capables de répondre à certaines questions – “Est-ce que je peux toujours utiliser le transport collectif pour me rendre au travail ou aux études? Quel mode de transport? Comment je vais m’y rendre?” – et avoir une idée de combien de temps est-ce qu’on parle, comme impact», explique Simon Charbonneau, porte-parole de l’ARTM. 

Les détails, comme le coin de rue où passera un autobus ou encore la fréquence des passages, devront attendre. 

Un bon départ

Si l’ARTM annonce ses mesures dans les grandes lignes au cours des prochaines semaines, ce sera déjà un bon départ, estime Magalie Barré, l’une des clientes d’exo sur la ligne Deux-Montagnes. 

«La préoccupation des gens, c’est surtout de savoir les différentes options qui vont être ajoutées», dit-elle. 

«Ça va déjà donner un nombre de mois aux gens pour pouvoir envisager ce que ça va être. Ceci dit, les calculs qu’ils vont avoir faits vont reposer sur les temps d’aujourd’hui, qui ne tiennent pas en compte si d’autres personnes s’ajoutent sur les routes. Est-ce qu’il y aura assez de bus pour [les] besoins? Disons que chat échaudé craint l’eau froide! Mais c’est vrai que, si tout est aligné, ça peut donner le temps aux gens de prendre action», ajoute-t-elle. 

Trajectoire Québec abonde dans le même sens. Le président François Pepin dit croiser les doigts «très, très fort» pour que le tracé et le type de service soient connus le plus rapidement possible. 

Risqué

Pour d’autres habitués de la même ligne, comme Daniel O. Ortega, il est risqué de diffuser une partie importante des informations après la date traditionnelle des déménagements, soit le 1er juillet. 

«Si les informations de la deuxième vague sont annoncées en février aussi, les familles auront plus de temps pour songer à déménager et pour planifier leur vie», dit-il, donnant en exemple l’achat d’une nouvelle maison, la recherche d’un travail ou encore des transferts d’école. 

«L’annonce d’informations importantes après la période estivale entraînerait beaucoup de problèmes [pour les] personnes qui auraient des actions majeures à prendre à la lumière de cette annonce», résume-t-il.