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Six sportifs de la région de Québec s'investissent pour prévenir les commotions cérébrales

Charles Fortier, Simon Gagné, Guillaume Rioux, François Drolet, Michel Laplante et Louis Garneau
Photo Elisa Cloutier Charles Fortier, Simon Gagné, Guillaume Rioux, François Drolet, Michel Laplante et Louis Garneau

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Six personnalités du milieu sportif, dont Simon Gagné, Louis Garneau et Michel Laplante, s’associent au projet de recherche du CHU de Québec visant à identifier et prévenir les effets des commotions cérébrales à long terme.  

Le patineur de vitesse médaillé aux Jeux d’hiver de Nagano François Drolet ainsi que les anciens joueurs de football et de basketball du Rouge et Or Guillaume Rioux et Charles Fortier s’impliqueront aussi dans le projet de recherche, qui s’échelonnera sur trois ans.  

Au total, la Fondation espère amasser 6 M$ grâce à l’appui des « têtes d’affiche » qui lanceront tour à tour des collectes de fonds au sein de leur milieu sportif respectif.  

Préserver le cerveau  

L’objectif du projet de recherche est de pouvoir un jour traiter les athlètes qui ont subi des commotions cérébrales répétées, afin d’éviter qu’ils développent l’encéphalopathie post-traumatique (ETC), dont ont souffert plusieurs sportifs de renom, tels les anciens footballeurs professionnels Junior Seau et Aaron Hernandez, ainsi que l’ancien dur à cuire du Canadien de Montréal Todd Ewen.  

Grâce à des techniques d’imagerie cérébrale à la fine pointe de la technologie, des prises de sang ou des ponctions lombaires, les chercheurs tenteront d’abord de déterminer la « signature pathologique » présente chez des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, pour ensuite la relier à celle de sportifs, ayant subi plusieurs commotions cérébrales, précise le neurologue et chercheur Dr Nicolas Dupré.  

Par la suite, des tests aléatoires seront effectués chez des sportifs. D’ailleurs, toutes les personnalités sportives impliquées dans le projet acceptent de prêter leur corps à la science.  

Violente chute  

Dans le cas de Louis Garneau, c’est sa violente chute survenue le 21 juillet dernier, qui l’a amené à se questionner sur son avenir.  

« Quand j’étais dans l’ambulance, on me demandait en quelle année j’étais, et je n’étais pas capable de répondre. Ça, c’est inquiétant. Je serais intéressé moi aussi à savoir les conséquences à long terme sur le cerveau », a affirmé le cycliste.  

L’ancien attaquant des Flyers de Philadelphie Simon Gagné abonde dans le même sens. « Je vois tellement d’anciens joueurs de hockey et de football, qui ont subi plusieurs commotions dans leur carrière, qui s’enlèvent la vie. On souhaite pouvoir détecter de notre vivant, quand même assez tôt, les maladies comme l’ETC pour être capable d’en sauver », affirme celui qui a subi au moins huit commotions cérébrales au cours de sa carrière.  

 «Plusieurs s’inquiètent de leur futur»  

 Depuis le début de son implication dans le projet de recherche, Simon Gagné affirme avoir reçu une vingtaine de messages d’anciens hockeyeurs intéressés eux aussi à être «testés». «Il y en a plusieurs qui s’inquiètent de leur futur», affirme-t-il.   

 «Il y a des antécédents de maladies neurodégénératives dans ma famille et j’ai fait des commotions dans ma carrière d’athlètes. J’aimerais ça aussi le savoir à 35 ou 40 ans, pour prendre les précautions à l’avance et éliminer les risques de développer l’ETC», mentionne pour sa part l’ancien receveur du Rouge et Or, Guillaume Rioux.