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«L’attitude victimisante» de l’aéroport pointée du doigt

Un rapport dresse les faiblesses de l’administration aéroportuaire de Québec

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L’aéroport de Québec aurait intérêt à entretenir de meilleures relations avec son milieu et à se défaire d’une « attitude victimisante », suggère le rapport du Comité de travail sur l’accessibilité aérienne (CTAA) tant décrié par l’administration aéroportuaire.

Le rapport, qui a fait l’objet d’une vingtaine de mises en demeure envoyées par l’aéroport de Québec, établit les forces et les faiblesses de la région touristique de la capitale, selon TVA Nouvelles.

On y cite notamment l’activité touristique en croissance et l’excellente santé de l’économie.

L’aéroport de Québec est toutefois pointé du doigt pour plusieurs lacunes. On y fait mention de l’absence de relations fructueuses entre l’aéroport et les acteurs régionaux, et même d’une « attitude victimisante », a rapporté le chef d’antenne Pierre Jobin, qui a pu consulter le document.

Les membres du comité, composé de personnalités du milieu des affaires et du tourisme, font également état de ressources limitées, notamment humaines, consacrées au développement aérien.

Opportunité

La situation aurait mené à un désintérêt des acteurs régionaux à travailler avec l’aéroport.

Toujours selon TVA Nouvelles, un autre passage du rapport semble viser plus particulièrement le président et chef de la direction de l’aéroport de Québec, Gaëtan Gagné.

Celui-ci a annoncé en novembre 2018 qu'il ne sollicitera pas un nouveau mandat. Son successeur devrait être connu au cours des prochains mois.

« Tout en soulignant sa contribution pour doter Québec d'infrastructures aéroportuaires de calibre international, ce départ représente pour le conseil d'administration une rare opportunité d'effectuer un changement de culture de gestion », lit-on dans un extrait diffusé vendredi soir.

En entrevue avec Le Journal mercredi dernier, le président du CTAA, André Roy, avait pourtant assuré que le rapport ne vise « pas du tout » l’enjeu de la gouvernance.

Divergences d’opinions

Ce comité a été créé en décembre 2017 par la municipalité de Québec qui s’interrogeait sur la perte de liaisons aériennes.

Il aurait dû remettre son rapport en juin 2018, mais des divergences d’opinions avec les dirigeants de l’aéroport auraient retardé le processus.

Ces divergences ont culminé par l’envoi de 26 mises en demeure par les dirigeants de l’aéroport de Québec, vraisemblablement pour empêcher la publication du rapport.

L’aéroport de Québec est d’avis que le CTAA a « excédé son mandat en se prononçant sur la gouvernance de l’aéroport », a expliqué en début de semaine sa porte-parole, Laurianne Lapierre, dans une courte déclaration transmise au Journal.