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Les écoles ont été obligées de retirer les crucifix des classes

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Les écoles de la Commission scolaire de la Riveraine ont dû retirer les crucifix des classes.

Une note interne a été acheminée en début de semaine aux directions des établissements de cette Commission scolaire du Centre-du-Québec. Les écoles ont eu comme directive de décrocher le Christ en croix de leurs locaux.

Joint par notre Bureau parlementaire, le secrétaire général et directeur des services éducatifs de la Commission scolaire soutient qu’il ne s’agit que d’un « simple rappel » d’une vieille directive du ministère de l’Éducation.

« Ça doit faire une dizaine d’années, on nous avait demandé, au moment où les écoles ont été rebaptisées laïques, de retirer les crucifix dans les classes. Dans les écoles, l’opération était faite, je vous dirais, à 90 % ou 95 %, mais la semaine dernière, il y a quelqu’un qui m’a dit qu’il était allé dans une école et qu’il avait encore vu un crucifix accroché dans une classe, donc moi j’ai fait un simple rappel aux directions d’école de la consigne qui avait été émise », a affirmé Pascal Blondin.

Il précise que c’est une remarque d’un membre du personnel qui a mené à ce rappel à l’ordre, pas une plainte.

Aucune résistance

M. Blondin assure également que cette initiative de la Commission scolaire n’a « aucun lien » avec le débat actuel sur les signes religieux. « Ç’a été envoyé avant même que [la ministre Isabelle] Charest parle » de sa perception du hijab et des autres symboles religieux, a tenu à signaler le cadre de la Commission scolaire de la Riveraine. Pascal Blondin dit n’avoir senti aucune résistance à la suite de sa directive de retirer les crucifix. « Personne des directions d’école ne m’a formulé des commentaires », a-t-il insisté.

Cette initiative survient alors que le gouvernement Legault s’apprête à déposer un projet de loi sur la laïcité.

En 2017, la décision du CHU de Québec de décrocher le christ en croix qui orne le hall d’entrée de l’hôpital Saint-Sacrement avait créé la controverse. Le crucifix a depuis retrouvé sa place sur le mur de l’établissement.

Au cabinet du ministre Jean-François Roberge, on s’est limité à dire que la directive de la Commission scolaire n’a pas été envoyée à l’initiative du ministère.