/entertainment/stage
Navigation

Muriel Dutil : «J’aime la vie, et elle me le rend bien»

Muriel Dutil : «J’aime la vie, et elle me le rend bien»
Photo Courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Depuis ses débuts à la télévision en 1976, Muriel Dutil a multiplié les rôles tant au petit et au grand écran qu’au théâtre. À 75 ans, elle foule d’ailleurs à nouveau les planches dans Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell, tout en apparaissant dans la série 5e rang, où son personnage n’est pas le bienvenu! Dotée d’une belle énergie, l’actrice entretient une passion intacte pour son métier et le désir de profiter de la vie.

Madame Dutil, on vous voit dans 5e rang et vous jouez aussi au théâtre. Vous semblez toujours aussi en forme.

Je suis tellement chanceuse! J’ai la santé et j’ai tous mes esprits. J’ai de l’énergie. Je suis solide, comme les autres membres de ma famille, qui sont forts comme des chênes. Je suis une amoureuse de la vie. Je dis souvent : «J’aime la vie, et elle me le rend bien.» La vie est en fait si simple... mais on se la complique.

Lorsque vous regardez en arrière, quel bilan dressez-vous de votre carrière?

J’ai eu beaucoup de chance sur ce plan-là aussi. J’ai toujours eu au moins deux pièces par année au programme, en plus de mes engagements à la télévision et au cinéma. Et, chaque fois, avec les collègues que j’ai côtoyés, on a formé une famille temporaire, le temps d’un projet.

Parlez-nous de la pièce dans laquelle vous jouez en ce moment, Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell.

C’est l’histoire d’une famille dont je suis la mamie. Ma fille, qui est jouée par Louise Cardinal, est une éternelle adolescente. Elle a eu quatre enfants avec des hommes différents, entre autres un garçon qui a une déficience légère (interprété par Simon Landry-Désy). Bref, les circonstances font en sorte que la famille se retrouve réunie au même endroit, avec toutes les confrontations et les quiproquos qu’une situation comme celle-là amène. Il s’agit d’une pièce argentine écrite pendant la crise économique des années 1970, alors que tout le monde devait cohabiter en raison du manque d’argent.

Qu’est-ce qui vous a intéressée dans ce rôle?

Catherine Beauchemin, qui a traduit et adapté la pièce en plus d’y jouer, est venue me voir chez moi avec un des autres comédiens, Daniel D’Amours. Ils avaient vu une adaptation française de la pièce et étaient absolument emballés à l’idée de la monter ici. J’ai été tellement séduite par leur enthousiasme que j’ai dit oui tout de suite, sans même lire le texte. Puis, j’ai découvert une pièce fantastique, profonde et très inspirante. En plus, la situation est à la base très drôle, mais toutes sortes de drames sont vécus à travers ça. On est transporté dans toutes sortes d’émotions, et ça bouscule.

Vous vous retrouvez toutefois à être l’aînée d’un groupe d’artistes beaucoup plus jeunes que vous...

Oui, et j’avais envie de travailler avec ces jeunes qui sont passionnés et qui ont tellement de talent. Ils m’impressionnent chaque fois que je les vois. Ça me bouleverse! À un moment donné, j’ai réalisé que je pourrais être l’arrière-grand-mère de certains d’entre eux! (Rires) J’ai été tout de suite adoptée dans ce groupe, et l’âge n’avait rien à voir avec notre bonne entente.

Puisque la pièce parle de la famille, parlez-nous un peu de la vôtre...

Je viens de l’Abitibi, et j’en suis fière. Je suis toujours très proche de mes frères et sœurs, peut-être parce que je n’ai pas eu d’enfant et qu’ils ont tous des familles. Leurs enfants sont donc un peu les miens par procuration. Mais nos rapports familiaux sont toujours très cordiaux et très différents de ceux qu’entretiennent les personnages de la pièce! (Rires)

Qu’est-ce qui vous attend au cours des prochains mois?

Après mes représentations au théâtre, je vais avoir deux grosses semaines de congé. Puis, les tournages de la prochaine saison de 5e rang, où je joue la belle-mère de Marie-Luce (Maude Guérin), débuteront en avril.

La pièce Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell est présentée à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 9 février (denise-pelletier.qc.ca). Muriel Dutil joue dans 5e rang, le mardi à 21 h, à Radio-Canada.