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On veut des analyses des contrats privés

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La ministre responsable des aînés déplore les écarts de financement des CHSLD privés, et exige une analyse complète des contrats.

« Je trouve inacceptable que pour la même qualité de soins et de services il y ait des écarts de cette nature-là au niveau des per diem », réagit la ministre Marguerite Blais, responsable des aînés à la Coalition avenir Québec (CAQ).

De larges écarts

Hier, Le Journal révélait que le financement des CHSLD privés varie grandement d’une résidence à l’autre. Le montant payé par le ministère de la Santé oscille entre 160 $ et 250 $ par résident, par jour (per diem).

Annuellement, cette disparité se traduit par des écarts de financement allant jusqu’à 1,5 M$ entre les résidences. Dans le réseau public, le financement est de 238 $ par jour, en plus des services du médecin.

Ainsi, l’Association des établissements de longue durée privés du Québec exige un per diem uniformisé au privé d’au moins 215 $ pour offrir de meilleurs soins.

Récemment informée de la situation, la ministre Blais a demandé un « état de situation » des contrats d’achats des 46 CHSLD privés à travers le Québec. Elle attend le rapport le 18 février.

« Je ne comprends pas qu’on ait laissé ces choses-là aller pendant des années », dit-elle.

« On ne fait pas juste acheter des places. On confie les personnes les plus vulnérables de notre société à des personnes qui devraient recevoir un montant équivalent aux autres. »

Plus d’argent ?

Selon la ministre Blais, les CHSLD privés ne coupent pas dans les services pour augmenter leur profit.

« S’il y a 130 places confiées à un CHSLD privé, et que la personne reçoit 165 $ par jour, comment voulez-vous qu’elle fasse de l’argent ? »

Malgré cela, la ministre de la CAQ ne confirme pas qu’il y aura plus d’argent pour les CHSLD dans le prochain budget, au printemps.

« Moi, je veux améliorer les conditions de vie », dit-elle, signalant que c’est « une priorité ».

Selon Mme Blais, le défi du vieillissement de la population est « difficile » pour la société.

« On est devant un mur. Il va falloir changer nos façons d’agir et de faire. Si un CHSLD privé reçoit moins, ça se pourrait qu’il y ait de la négligence. Ce n’est pas [...] intentionnel, mais c’est de la négligence. »