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Un musée unique pour les voyageurs curieux

Impossible de ne pas voir cet immense vitrail au centre du 3e étage.
Photo Jacques Lanctôt Impossible de ne pas voir cet immense vitrail au centre du 3e étage.

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LA HAVANE | Pourquoi visiter un musée consacré à l’art universel alors qu’on est en vacances au pays des plages, du soleil, de la mer et des hôtels tout inclus ?

Parce que justement, on voudra sans doute revenir à la maison avec dans ses bagages autre chose que des coquillages. Avec, dans sa tête, des images d’une société qui a su préserver ses multiples héritages du patrimoine colonial et qui a à cœur, aujourd’hui plus que jamais, de les conserver et de les restaurer.

Impossible de ne pas voir cet immense vitrail au centre du 3e étage.
Photo Jacques Lanctôt

Le Musée national des Beaux-Arts, qui loge maintenant dans un très beau bâtiment, le palais du Centre asturien, face au parc Central, un quartier en pleine restauration, offre tout cela et plus encore aux voyageurs curieux.

Ce musée, qui a ouvert ses portes en 1913, soit 15 ans après que Cuba ait acquis son indépendance de l’Espagne, possède les plus belles collections d’art antique (Grèce, Rome et Égypte) de toute l’Amérique latine et des Caraïbes. Ses plus de 45 000 œuvres diverses proviennent de collectionneurs, de donations privées et aussi d’achats lors d’encans. On peut les apprécier sur les quatre étages à notre disposition, également desservis par deux ascenseurs.

Impossible de ne pas voir cet immense vitrail au centre du 3e étage.
Photo Jacques Lanctôt

La section de l’art européen présente des peintures originales issues des sept écoles traditionnelles : Italie, Allemagne, Flandres, Hollande, Espagne, France et Grande-Bretagne, dont des œuvres de Brueghel, Canaletto et Bouguereau. Il est surprenant de retrouver sur une île des Caraïbes autant d’œuvres datant des XVe et XVIe siècles.

Impossible de ne pas voir cet immense vitrail au centre du 3e étage.
Photo Jacques Lanctôt

Tout comme ces collections de vases, d’urnes funéraires, de sculptures, de gravures et de pièces diverses datant de l’Antiquité. Preuve de plus que la société cubaine, malgré le peu de moyens dont elle dispose, malgré le blocus, non seulement respecte les traditions culturelles les plus diversifiées, mais s’efforce aussi de les mettre en valeur.

<i>Les cinq sens</i>, huile attribuée à Jan Cossiers, vers 1630.
Photo Jacques Lanctôt
Les cinq sens, huile attribuée à Jan Cossiers, vers 1630.

Une fois que vous aurez terminé votre visite et apprécié l’immense vitrail du 3e étage, il ne faut pas oublier d’aller vous reposer et vous restaurer au bar-restaurant Baco (Bacchus), sur le même étage.

L’endroit est tout simplement magnifique.

Une immense œuvre en céramique derrière le bar, reproduction d’une œuvre du peintre Velazquez.
Photo Jacques Lanctôt
Une immense œuvre en céramique derrière le bar, reproduction d’une œuvre du peintre Velazquez.

La murale majestueuse du bar reproduit une scène de la fameuse toile du peintre Velazquez, Le triomphe de Bacchus (1629). Le bar et les murs sont entièrement recouverts de lumineuses mosaïques, qui reproduisent des scènes typiques de la région des Asturies, en Espagne, et qui donnent à l’endroit un caractère unique.