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Le partage d’informations pourrait aider à contrer les prédateurs sexuels, selon Hockey Québec

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L’instauration d’un système unique d’informations sur les entraîneurs aiderait à contrer les prédateurs sexuels dans le sport, selon le directeur général de la Fédéracion de Hockey sur Glace du Québec (Hockey Québec), Paul Ménard.

«Chaque personne qui a des interactions avec des jeunes à Hockey Québec doit faire vérifier ses antécédents judiciaires», a expliqué M. Ménard, qui rencontrait les médias lundi dans les bureaux de sa Fédération à Montréal, en compagnie de la ministre Isabelle Charest, pour le lancement d’un outil contre les comportements inacceptables au hockey.

«Dès que nous avons une information [qui pourrait porter à croire à un abus] sur un entraîneur ou quelqu’un d’autre impliqué dans le hockey mineur, nous retirons immédiatement la personne, a-t-il ajouté. Elle est alors fichée dans le système à travers le pays, mais cela demeure au hockey. Si la personne va dans un autre sport, nous ne le savons pas.»

C’est pourquoi la création d’une banque de données commune serait un atout pour les fédérations sportives, selon M. Ménard. «Si nous avions un système commun, nous pourrions voir les cas problématiques», a-t-il dit.

Le directeur général a d’ailleurs indiqué avoir discuté d’une telle possibilité avec Mme Charest avant le point de presse de lundi et que la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine avait été à l’écoute.

Inquiétant

M. Ménard réagissait ainsi à l’enquête de CBC / Radio-Canada, qui rapportait dimanche que 340 entraîneurs de sport amateur avaient été accusés d’un délit sexuel entre 1998 et 2018 au Canada. En tout, 222 de ces accusations, qui ont touché 603 victimes mineures, ont mené à des condamnations.

«Nous devons être sûrs que les enfants sont dans des environnements sécuritaires, a pour sa part indiqué Mme Charest. Il y a des actions qui ont été prises au Québec. Nous sommes des leaders dans le domaine, mais nous pouvons en faire davantage.»

En 2018, une motion pour protéger les jeunes athlètes contre des abus dans le monde du sport a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Mme Charest a aussi souligné l’existence de l’organisme Sport’Aide, qui offre de l’accompagnement aux jeunes sportifs ou aux témoins de violence à l’égard des jeunes dans le monde du sport, et de la plateforme sportbienetre.ca.

«Nous devons mettre ces initiatives de l’avant», a dit Mme Charest.

La ministre a également indiqué qu’elle discutera de ces questions avec ses homologues du reste du Canada dans le cadre des Jeux d’hiver du Canada, qui auront lieu du 13 février au 3 mars à Red Deer, en Alberta.