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SNC-Lavalin : le gouvernement Legault n’a pas l’intention de faire pression sur le DPCP

SNC-Lavalin : le gouvernement Legault n’a pas l’intention de faire pression sur le DPCP
Photo Simon Clark

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QUÉBEC – Le premier ministre François Legault n’a pas l’intention de faire pression sur le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour éviter un procès criminel à la firme SNC-Lavalin, bien qu’il ait tenté d’influencer le gouvernement Trudeau au niveau fédéral.  

 Selon le quotidien «La Presse», le DPCP pourrait déposer des accusations criminelles au Québec contre SNC-Lavalin, même si l’entreprise arrivait à un accord hors cour avec la Couronne fédérale. 

«On n’est pas impliqués et on ne s’impliquera pas», a répondu M. Legault, mardi, lorsque questionné sur les possibles influences que pourrait exercer son gouvernement sur le DPCP. 

Pourtant, vendredi dernier, M. Legault avait enjoint son homologue fédéral à conclure une entente avec SNC-Lavalin pour ainsi éviter un long procès. 

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«SNC-Lavalin est prête à mettre beaucoup d’argent pour régler hors cour, donc moi je pense que c’est la responsabilité du gouvernement fédéral d’essayer de régler ce dossier-là», avait-il indiqué. 

Santé de l’entreprise

Pour sa part, le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon a dit ne pas avoir l’intention de s’ingérer dans les affaires criminelles qui touchent SNC-Lavalin ni d’intervenir auprès de la ministre de la Justice, Sonia LeBel. 

«Une chose est claire: je n’irai pas, moi, comme ministre de l’Économie, interférer avec ce que Mme LeBel et ses gens vont faire», a dit le ministre. 

«Le rôle du gouvernement c’est de voir qu’est-ce qu’on peut faire, s’il faut faire quelque chose [...] Pour l’instant, ce n’est pas requis. Du côté légal, il faut rester à l’extérieur de ça», a-t-il également mentionné. 

Le ministre a cependant souligné qu’il veut voir SNC-Lavalin «en santé, dans un environnement où il peut opérer». Il assure d’ailleurs être en contact avec la firme. 

Rappelons qu’à Ottawa, le gouvernement Trudeau est dans l’embarras depuis que le quotidien torontois «The Globe and Mail» a révélé que l'ex-ministre canadienne de la Justice Wilson-Raybould aurait subi des pressions du bureau du premier ministre pour que soit conclue une entente qui permettrait à SNC-Lavalin d’éviter un procès criminel pour corruption. 

Déjà démise de ses fonctions de ministre de la Justice en janvier dernier, Mme Wilson-Raybould a démissionné mardi de son poste de ministre des Anciens Combattants.