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Affaire SNC-Lavalin : les libéraux utilisent leur majorité pour tout bloquer

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Capture d'écran, Global News L’affaire SNC-Lavalin continue d’embêter Justin Trudeau, que l’on voit en point de presse, mercredi à Sudbury, en Ontario.

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OTTAWA  |  Les députés libéraux ont utilisé leur majorité sur un comité pour bloquer le témoignage de la principale intéressée dans l’affaire SNC-Lavalin, soit la ministre démissionnaire Jody Wilson-Raybould.

Pour l’opposition, l’exclusion de Mme Wilson-Raybould dans l’enquête du comité n’est rien de moins qu’un « cover-up ». « C’est une farce, c’est rire des Canadiens », s’est exclamé le conservateur Pierre Paul-Hus au cours de la séance de près de trois heures, mercredi.

Un sentiment partagé par le bloquiste Rhéal Fortin, qui accuse les libéraux de vouloir « noyer le poisson ». 

Le néo-démocrate Nathan Cullen s’est quant à lui étonné du « peu de curiosité » affichée par ses collègues du gouvernement Trudeau, lesquels refusent d’entendre Mme Wilson-Raybould.

Le libéral Randy Boissonneau a défendu la position de ses collègues en soulignant que l’ex-ministre de la Justice est actuellement tenue au secret professionnel.

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L’étendue du secret

Le gouvernement et Mme Wilson-Raybould évaluent pour l’instant chacun de leur côté l’étendue du secret que cette dernière doit conserver, a dit M. Boissonneau, indiquant que ce principe du droit est complexe.

Les libéraux ont aussi refusé de faire témoigner deux des plus proches collaborateurs du premier ministre Trudeau, accusant au passage l’opposition de se livrer à une « chasse aux sorcières ».

Les membres du comité à majorité libérale doivent se réunir mardi prochain pour décider de la liste des témoins et du calendrier de l’enquête. Cette liste contestée par les oppositions comprend pour l’instant l’actuel ministre de la Justice, David Lametti, et deux hauts fonctionnaires.

De passage à Sudbury pour une annonce, Justin Trudeau a répété avoir clairement indiqué à son ex-ministre de la Justice que la décision entourant le procès criminel de SNC-Lavalin était la sienne.

« Si elle a senti de la pression, c’était sa responsabilité de le signaler, ce qu’elle n’a pas fait », a répété M. Trudeau en mêlée de presse.

Le quotidien The Globe and Mail allègue que Mme Wilson-Raybould a subi d’intenses pressions afin qu’elle intervienne en faveur de la multinationale québécoise pour lui éviter un procès pour fraude et corruption.