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[PHOTOS] De jeunes immigrants à vélo... dans la tempête à Lévis

[PHOTOS] De jeunes immigrants à vélo... dans la tempête à Lévis
Photo courtoisie Luc Richer

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De jeunes immigrants ont vécu une immersion totale dans l'hiver québécois en bravant la tempête pour parcourir la distance entre Lévis et Saint-Étienne à la course et en vélo.

Si de nombreux commerçants, travailleurs et services publics ont décidé de fermer boutique en raison de la tempête, une quinzaine de jeunes ont plutôt retroussé leurs manches pour accomplir une partie du Challenge Polaire, un défi pour favoriser l’intégration des immigrants au Québec.

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Photo courtoisie Luc Richer

«Les jeunes tripent et nous faisons attention», lance Luc Richer, instigateur du projet et directeur général de l’organisme Motivaction Jeunesse.

Le Challenge Polaire, qui a commencé le 8 février et qui se terminera ce jeudi 14 février, est un parcours de 250 km en vélo, course à pied et ski de fond, entre Sherbrooke et Québec. Il s’adresse aux jeunes immigrants et représente en quelque sorte leur parcours d’intégration au Québec.

«C’est une belle symbolique. Ce défi dans la neige est à l’image des obstacles des immigrants. Le parcours des immigrants est difficile, il y a des obstacles à surmonter et de l’adversité à vaincre pour faire leur place au soleil. Ça représente ce qu’ils ont vécu», observe M. Richer.

[PHOTOS] De jeunes immigrants à vélo... dans la tempête à Lévis
Photo courtoisie Luc Richer

La tempête hivernale s’est avérée un défi supplémentaire pour les jeunes qui n’ont pas hésité à enfourcher leur vélo, mercredi matin, malgré les fougues de dame nature.

La persévérance des participants a toutefois suscité de l’intolérance de la part de certains automobilistes sur leur route.

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Photo courtoisie Luc Richer

«À 6 h, mercredi, c’était critique, mais à 9 h, c’était mieux. C’est certain que c’est quand même un peu glissant, mais nous sommes prudents et on y va tranquillement. Il y a peut-être des automobilistes qui se demandent ce que l’on fait sur la route, mais la plupart sont cool. Mais, comme partout, on ne peut pas toujours faire l’unanimité», poursuit M. Richer.

Moussa, Sandrine et Yinola ne sont pas prêts d’oublier cette journée.

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Photo courtoisie Luc Richer

«C’est une grande journée, c’est inoubliable. C’est toute une aventure et je suis content. On va lentement et tout va bien», confie Moussa, 23 ans et originaire de la République centrafricaine.

«J’ai eu peur, ce matin. On croyait que ce serait annulé et on ne pensait pas que l’on roulerait, mais j’avais la motivation d’y aller, c’est un gros défi pour chacun de nous», renchérit Yinola, 22 ans, originaire de Colombie.

Sandrine, âgée de 16 ans, originaire du Cameroun et qui est au Québec depuis un an seulement vit intensément le défi.

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Photo courtoisie Luc Richer

«C’est très difficile, mais je le fais quand même. Il y a du vent qui nous pousse, ça aide, mais je suis capable, donc je le fais», termine-t-elle.

Les jeunes devaient se rendre au Patro de Lévis pour y passer la nuit, mercredi. Mais pour des raisons de sécurité et sous les recommandations du Service de police de la Ville de Lévis et du ministère des Transports, l'organisation a décidé d'arrêter un peu plus tôt, à Saint-Étienne.