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Voies fermées en raison de la tempête: les camionneurs grognent, les stations de ski jubilent

La tempête a pris en otage les professionnels de la route, bloqués dans les haltes

Voies fermées en raison de la tempête: les camionneurs grognent, les stations de ski jubilent
Photo Catherine Bouchard

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Pendant que des stations de ski jubilent, des camionneurs ont dû attendre des heures, coincés dans une halte routière.

La tempête a fait son lot d’heureux et de mécontents. Parmi les gagnants du jour, on retrouve les amateurs de sports de glisse qui prévoient une joyeuse fin de semaine et une semaine de relâche scolaire prometteuse.

« Tous les skieurs et planchistes doivent venir à la station dès vendredi afin de soigner leur “skinusite”. Les conditions seront tout simplement incroyables. Les gens pourront profiter d’une neige que nous pouvons qualifier de Champagne powder ! », a lancé Frédérik Maheu, directeur marketing au Massif du Sud.

Au Massif de Charlevoix, la direction se targuait d’avoir reçu 50 cm de neige dans les 24 dernières heures, tandis qu’au mont Sainte-Anne, on invitait les clients à profiter des premières traces à la télécabine ce matin à 8 h 30. Le Relais de Lac-Beauport affichait aussi ses plus belles images de poudreuse.

À une trentaine de minutes de route des différentes stations de ski, le plaisir était un peu moins au rendez-vous. L’impact économique ne sera pas le même.

La tempête de neige a pris en otage de nombreux camionneurs qui ont dû trouver refuge en plein parcours, en raison de la fermeture de plusieurs axes routiers pendant de longues heures.

Les professionnels de la route devront faire face à des retards importants.

« Je suis tanné »

Daniel Vallières
Photo Catherine Bouchard
Daniel Vallières

 

Daniel Vallières, qui était parti de Villeroy vers 3 h du matin dans la nuit de mardi à mercredi, attendait patiemment à la halte routière en bordure de l’autoroute 20, dans le secteur de Saint-Nicolas.

Le routier, qui attendait la réouverture de l’autoroute 20, ignorait encore l’heure de son départ.

« Je ne prévois pas repartir avant jeudi matin. Il annonce encore de forts vents entre Lévis et Montmagny », indique M. Vallières, affichant un sourire malgré tout. Le camionneur doit se rendre à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, pour y porter une commande de chaux.

« Je suis tanné, mais je n’ai pas le choix d’attendre, lance-t-il. Je me suis arrêté ici, car c’est l’endroit le plus sécuritaire. »

De longues heures

Rita Kelley
Photo Catherine Bouchard
Rita Kelley

 

Tout comme lui, plusieurs dizaines de camionneurs étaient stationnés à la halte de Saint-Nicolas.

La routière Rita Kelley était incapable de poursuivre sa route jusqu’à Moncton, sa destination finale.

La dame a fait la route depuis Toronto. Elle conduisait dans la tempête depuis deux jours.

« Les routes ne sont pas belles et la visibilité est mauvaise, mais c’est l’hiver. Je n’ai jamais été arrêtée aussi longtemps », lance-t-elle, en apprenant qu’elle pourrait être immobilisée encore plusieurs heures.

« Normalement, ça arrive lorsqu’il y a des accidents, mais ça prend le temps que les autorités dégagent les voies et ensuite on repart », termine Mme Kelley.