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Immigration: un opposant à la réforme caquiste écarté des consultations

Immigration: un opposant à la réforme caquiste écarté des consultations
Photo d'archives Agence QMI, JOËL LEMAY

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Opposant à la réforme caquiste de l’immigration, l’avocat Stéphane Handfield s’est vu refuser par le gouvernement Legault une participation aux consultations en commission parlementaire. 

«Je peux comprendre que je n’ai pas nécessairement la même opinion que le ministre [Simon Jolin-Barrette] quant à son projet de loi, mais de là à écarter les gens qui n’ont pas la même opinion, c’est un peu particulier, la façon de faire les choses. Moi, je trouve qu’on glisse lentement mais sûrement vers une forme, et je le mets entre guillemets, vers une forme de dictature», s’insurge l’avocat spécialisé en droit de l’immigration.

Au cours des derniers jours, Me Handfield a sévèrement critiqué l’intention du gouvernement de la CAQ d’abandonner 18 000 dossiers d’immigration non traités sur différentes tribunes. 

Le Parti québécois, qui a proposé la participation de cet expert, a reçu une fin de non-recevoir de la part du cabinet du ministre Simon Jolin-Barrette.

«Des gens qui sont appelés à aller participer à un comité parlementaire sur l’adoption d’un projet de loi sur l’immigration, des gens qui sont dans le domaine, des gens du milieu, on les écarte parce qu’ils expriment une opinion divergente de celle du gouvernement! C’est un peu inquiétant», a renchéri Stéphane Handfield, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Selon lui, cette décision de jeter à la poubelle les dossiers d’environ 50 000 personnes n’est pas souhaitable. Si le gouvernement décide tout de même d’aller de l’avant avec cette disposition, les milliers de dossiers de gens qui sont déjà en sol québécois doivent être traités en urgence.

«Des gens qui travaillent déjà au Québec, dans certains cas qui ont investi dans l’achat d’une maison, qui ont des enfants, [dont] les enfants sont scolarisés, ces gens-là, on peut traiter rapidement leurs dossiers. Ils travaillent déjà, donc une priorité devrait être mise sur ces dossiers-là [pour] faire en sorte que plusieurs de ces personnes-là ne deviennent pas éventuellement sans statut au Québec et qui devront éventuellement quitter parce que le fédéral n’aura pas renouvelé leur titre de séjour au Canada. C’est une réalité», plaide l’avocat. 

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Me Handfield ajoute que l’introduction d’une résidence permanente conditionnelle, qui obligerait les résidents permanents à s’établir et demeurer dans une région du Québec en raison d’une pénurie de main-d’œuvre, n’est pas applicable. «Je pense que le ministre, dans l’état du droit actuel, outrepasse ses compétences.» 

Au cabinet du ministre de l’Immigration et leader du gouvernement, on précise que plusieurs (12) des groupes suggérés par le PQ ont été autorisés. «L’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration est dans la liste. Les discussions se poursuivent», a commenté un porte-parole.

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