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Renvoi de l’agronome Louis Robert: son syndicat lance une pétition qui exige son retour au travail

Le ministre de l'Agriculture André Lamontagne est dans l'embarras depuis qu'il s'est mis les pieds dans les plats en affirmant qu'il avait personnellement autorisé le congédiement du lanceur d'alerte.
Photo Simon Clark Le ministre de l'Agriculture André Lamontagne est dans l'embarras depuis qu'il s'est mis les pieds dans les plats en affirmant qu'il avait personnellement autorisé le congédiement du lanceur d'alerte.

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QUÉBEC | Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) lance une pétition qui vise la réintégration de l’agronome Louis Robert, congédié par le ministère de l’Agriculture le 24 janvier pour avoir donné de l’information à un journaliste. 

L’initiative, présentée jeudi après-midi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, a été appuyée par le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et Québec solidaire. 

En plus d’exiger la réintégration de M. Robert, la pétition somme le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, de lui offrir des excuses publiques, de compenser toute perte encourue par M. Robert en raison de son congédiement et de s'assurer de respecter l'esprit de la loi sur la protection des lanceurs d’alerte. 

«On demande que M. Robert soit réintégré avec compensation comme le demandait le chef de l’opposition lors de la toute première question qui a été posée à l’Assemblée nationale dans cette session», a précisé le président du SPGQ, Richard Perron, jeudi. 

Selon le SPGQ, M. Robert a agi comme lanceur d’alerte en portant à la connaissance du public des informations importantes pour la santé et la sécurité alimentaire des Québécois. 

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M. Lamontagne est dans l’embarras depuis le renvoi de l’agronome. Le ministre avait d’abord indiqué avoir pris lui-même la décision de mettre fin à l’emploi de M. Robert, avant d’offrir plusieurs autres versions contradictoires. 

La protectrice du citoyen, Marie Rinfret, a annoncé mercredi qu’elle menait une enquête sur les circonstances ayant mené au renvoi de M. Robert

Robert conseillé de se taire 

L’agronome Louis Robert ne s’est toujours pas expliqué publiquement depuis son renvoi, survenu en janvier dernier. 

Selon M. Perron, le fonctionnaire a choisi de garder le silence après avoir reçu cette recommandation des avocats du SPGQ. 

«Les indications de nos procureurs sont formelles: M. Robert ne peut pas s'exposer publiquement. [...] S'il le faisait, il pourrait nuire à la suite des choses dans la défense de ses intérêts», a-t-il expliqué, lors de la conférence de presse. 

Malgré le silence, le président du SPGQ reste convaincu que son syndiqué n’a rien à se reprocher. «J'ai vérifié, contre-vérifié, parlé avec ses anciens patrons, un qui avait été son patron pendant 10 ans, l'autre qui a été son patron pendant 12 ans, ça fait 22 ans sur 32 ans de service, ça, et ils sont tous formels : M. Robert n'a rien à se reprocher», a-t-il expliqué.