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Morte en vivant sa retraite de rêve

La plongeuse québécoise a perdu la vie en Jamaïque quand une vague l’a projetée contre un rocher

Martine Cuggia en Jamaïque, son équipement de plongée sous-marine sur le dos.
Photo courtoisie Martine Cuggia en Jamaïque, son équipement de plongée sous-marine sur le dos.

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Une sexagénaire qui vivait sa retraite de rêve en donnant des cours de plongée dans les Caraïbes six mois par année a perdu la vie mardi dans un triste accident en Jamaïque.

« On se console en se disant qu’elle est décédée en faisant ce qu’elle aimait le plus », confie Francis Cuggia.

Sa sœur Martine, 69 ans, passait presque six mois par année à enseigner la plongée sous-marine dans les eaux de Negril, en Jamaïque, où elle avait établi son école.

Elle était monitrice certifiée depuis 2012.

En après-midi mardi, une vague l’aurait projetée contre un rocher alors qu’elle accompagnait un étudiant.

« Elle aurait perdu connaissance avant de se noyer. Au moins, elle n’aura pas souffert », poursuit M. Cuggia.

La femme de Sainte-Thérèse se serait rendue dans le dangereux secteur des West End Cliffs, une immense falaise, malgré les conditions météorologiques difficiles.

Même les marins refusaient de prendre la mer ce jour-là en raison de la force des courants, relate la famille.

« Comme le font ceux qui perdent des proches vivant intensément leurs rêves, [je me dis] que Martine avait fait ses choix, était fonceuse, volontaire, et assumait la vie qu’elle avait choisie », ajoute Gérard Cuggia, un autre frère de la victime.

Deuil difficile

La mère de trois enfants et grand-mère de sept petits-enfants a été conduite dans un centre hospitalier local après avoir été repêchée pour qu’on tente de la réanimer, en vain.

Son client a lui aussi failli perdre la vie lors de l’escapade.

« Ça m’aurait fait beaucoup plus mal si elle avait été abattue ou qu’elle avait souffert d’un long cancer », soutient-il.

Puisque la famille réside éparpillée à Montréal, en Mauricie, à Laval et en Estrie, la tempête de neige du 13 février a compliqué le deuil et empêché les proches de se réunir.

« Ce qui est le plus difficile, c’est la peine des autres. Comme pour mon père André, qui a 91 ans et qui répète que c’est à lui de partir, pas ses enfants », songe encore Gérard Cuggia.

Les enfants de Martine Cuggia prenaient l’avion mercredi matin pour se rendre en Jamaïque et faire les arrangements pour le rapatriement de sa dépouille.