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Un édifice «phare» dans Saint-Roch

Esquisse "Le pied-à-terre" 41 Charest GM Développement
Le Journal de Québec «On offre une structure hôtelière avec une qualité condo. Il y a des chambres fermées dans chaque unité avec une cuisinette et un salon. On pense que ça va être un hôtel d’affaires très apprécié. Ce secteur-là a un grand besoin de logis comme ça», a fait valoir Luc Guillot, en entrevue.

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La construction d’un édifice «phare» de 10 étages, qui changera radicalement l’entrée ouest du quartier Saint-Roch, pourrait débuter d’ici fin de l’année, espère le promoteur GM Développement.

Initialement surnommé «Le Cobalt», l’édifice sera finalement baptisé «Le Pied-à-terre», a appris Le Journal, et n’aura qu’une seule vocation, celle de condo-hôtel. L’immeuble au design singulier sera érigé sur le terrain en pointe d’une ancienne station-service au carrefour des boulevards Charest et Langelier puis de la rue Saint-Vallier Est. Il comptera 105 unités sur dix étages, avec un stationnement souterrain de trois étages.

Même si le mot «commerce» apparaît toujours au rez-de-chaussée sur les esquisses, il n’y en aura pas, nous a-t-on confirmé. Les promoteurs comptent finalement utiliser cet espace pour aménager des salles qui pourront accueillir des évènements corporatifs.

«Le projet a évolué avec le temps. C’est un condo-hôtel à 100 % maintenant. Il n’y a rien en lien avec du Airbnb. La réception va être organisée, les équipes de ménage vont être sur place. Pour le voisinage, c’est purement un hôtel qui s’en va là. Il faut vraiment le présenter comme le nouveau super-hôtel à l’entrée de Saint-Roch», a fait savoir Luc Guillot, associé chez Mallette, qui a été mandaté par GM Développement afin de monter le plan d’affaires.

Modèle d’affaires particulier

Le modèle utilisé pour financer cet immeuble sort de l’ordinaire. GM Développement entend solliciter des investisseurs à qui elle proposera d’acheter une quote-part de l’immeuble, évalué à 30 M$. Elle doit cependant obtenir le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) avant d’aller plus loin, une question de «semaines» tout au plus, croit M. Guillot.

«C’est un pool d’investisseurs qui se réunissent dans un projet hôtelier et qui vont recevoir des dividendes à la hauteur de leur propre placement. C’est assez innovateur pour le secteur. Si on a tous nos preneurs rapidement, c’est plus facile de prévoir la construction et c’est plausible d’envisager le démarrage du chantier d’ici la fin 2019. Nous on aimerait que ce projet-là soit opérationnel d’ici 18 à 24 mois.»

Respect de la hauteur maximale

Quant au permis de construction de la Ville de Québec, M. Guillot s’est dit confiant, en entrevue, de l’obtenir prochainement. Il ne reste selon lui que des «détails» à régler. Les plans présentés à la Ville respectent le zonage et la hauteur maximale prévue dans le secteur.

«On s’est assurés que l’intégration du bâtiment soit la plus harmonieuse possible avec son environnement immédiat. À l’entrée du centre-ville de Québec, ça prenait un bâtiment phare.»