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Le gouvernement Legault en dents de scie

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L’équipe caquiste a souffert de sa réforme mal ficelée de l’immigration et son plan de déploiement des maternelles quatre ans soulève aussi bien des questions.  

Le ministre Simon Jolin-Barrette a été sous le feu nourri de l’opposition, et pour cause. Oui, c’est une bonne idée d’arrimer les demandes d’immigration aux besoins de main-d’œuvre, mais comment se fait-il qu’aucun dossier ne soit traité avant l’adoption de la loi, probablement en juin? Depuis que les 18 000 dossiers accumulés ont été mis au rancart, selon les témoignages reçus, rien ne bouge.   

Puis, François Legault a causé une surprise en révélant que le coût de fonctionnement des maternelles quatre ans qu’il veut implanter partout au Québec s’élèvera à une fourchette de 400 à 700 millions $ en 2023. Son évaluation était plutôt de 250 millions $ en campagne électorale.  

Heureusement, Jean-François Roberge a fait l’unanimité à l’Assemblée nationale en décrétant deux récréations de 20 minutes dans les écoles pour la prochaine rentrée scolaire.  

François Bonnardel, CAQ   

Photo d'archives, Simon Clark

Déterminé à faire oublier le cauchemar des automobilistes coincés toute une nuit dans la tempête de l’autoroute 13 il y a deux ans, le ministre des Transports, François Bonnardel, est resté aux aguets. Alors que la tempête faisait rage en pleine nuit cette semaine, le ministre scrutait les écrans dans les locaux du ministère. Tout était prêt, aucun incident majeur n’est survenu.   

André Lamontagne, CAQ   

Photo d'archives, Simon Clark

Déjà au centre de la controverse depuis le congédiement d’un agronome lanceur d’alerte au MAPAQ, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a utilisé le terme «ayatollah» pour décrire des fonctionnaires du ministère de l’Environnement responsables de faire appliquer la réglementation. Questionné en chambre, il a complètement éludé ses propos et s’est porté à l’attaque, accusant l’opposition libérale de vouloir s’en prendre aux petits producteurs. Une attitude proche du mépris...  

Catherine Fournier, PQ  

Photo d'archives, Simon Clark

Dans le débat émotif de la réforme de l’immigration, la députée de Marie-Victorin a cherché à calmer le jeu, tout en remettant en question la manière de faire du gouvernement caquiste. Elle s’est désolée du ton alarmiste des libéraux et des solidaires au Salon bleu, plaidant plutôt qu’il faudrait «rassurer les gens». Elle a tout de même insisté auprès du ministre Jolin-Barrette pour qu’il évite de jeter au panier les dossiers des personnes qui parlent français et qui sont déjà à l’emploi au Québec.