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Enfants avec un TDAH: les jeux vidéo servent d'échappatoire, dit une mère

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Une mère de famille monoparentale de Saint-Hyacinthe qui doit élever deux enfants de 11 et 13 ans atteints d’un trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) estime que les jeux vidéo leur permettent de se défouler.   

 Jour après jour, les fils de Julie Phaneuf passent environ quatre heures devant leurs jeux vidéo après l’école et consacrent pratiquement toutes leurs journées à leurs mondes virtuels la fin de semaine.     

 Les deux jeunes fréquentent une école spécialisée pour les enfants avec des problèmes de comportement. «Quand ils arrivent à la maison, c’est comme une espèce de soupape. Ils ont besoin de jouer aux jeux», a raconté Mme Phaneuf au Journal.     

 Celle-ci reconnaît avoir «deux gros joueurs» chez elle, qui sont dépendants aux jeux. «On dirait que la vie normale ne les intéresse plus, parce que tout est extraordinaire dans les jeux vidéo. Un simple geste comme passer le balai ou sortir les poubelles, [...] c’est moins tripant», a-t-elle confié.     

Des limites  

 Des pédiatres estiment que les jeux vidéo peuvent amplifier les difficultés des jeunes TDAH et recommandent donc de limiter les heures passées devant les écrans.     

 Une recommandation qui n’est pas évidente à suivre, réplique Mme Phaneuf. «C’est difficile de diminuer. Un moment donné, les parents aussi, on devient fatigués de vivre dans les conflits», a évoqué celle qui travaille comme infirmière auxiliaire de nuit.       

 De plus, ses enfants piquent des crises, sont surexcités ou deviennent irritables et agressifs lorsqu’ils se font enlever leurs jeux. «Je suis sur le chemin de les amener à s’intéresser à autre chose, les amener à faire des activités à l’extérieur, mais ça demande beaucoup, beaucoup, beaucoup... il faut que les parents soient faits forts», a-t-elle dit.