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La neige, toujours la neige

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Depuis l’arrivée de Régis Labeaume à la mairie, de nombreuses révisions de la politique de déneigement ont été effectuées, mais force est de constater que la solution miracle n’a toujours pas été trouvée.

Le déneigement au centre-ville est notamment très problématique, comme le signifiait à nouveau hier le conseiller du secteur, Jean Rousseau.

Il a notamment déploré le fait que les trottoirs sont carrément impraticables et que les piétons peinent à circuler.

De toute évidence, l’hiver est très dur, et comme l’avait dit Jonatan Julien, du temps où il était vice-président du comité exécutif de la Ville, « on ne peut pas la manger, la neige ».

Néanmoins, il y a certainement moyen d’être plus efficace et de mieux arrimer les opérations de déneigement.

Ce n’est pas que de vouloir favoriser ses intérêts politiques que de critiquer la situation, contrairement à ce qu’a prétendu M. Labeaume hier.

C’est d’avoir les yeux ouverts, et d’écouter les citoyens, et ça fait partie du rôle d’une opposition de relayer ces critiques.

Consultations publiques

Le maire affirmait aussi, hier, qu’il y a des limites à ce que la Ville peut faire, particulièrement lorsque dame Nature se déchaîne à ce point. Malgré tout, il est rassurant de savoir que des consultations ont été menées auprès des conseils de quartier, avant les Fêtes, et que des consultations publiques auront lieu prochainement.

Rapports sur la neige

À l’époque du maire Jean-Paul L’Allier, Claude Cantin, responsable du déneigement, se levait à chaque séance du conseil municipal pour tracer un bilan des opérations de déneigement.

Il s’adonnait alors à ce qu’on appelait le « rapport sur la neige », qui était basé sur un compte-rendu du directeur du service.

En cas de ratés, on fournissait des explications, et ça permettait de s’ajuster rapidement en cas de problèmes.

Il y aurait moyen d’adapter cette façon de faire à notre ère de l’information plus que jamais rapide, en effectuant des comptes-rendus systématiques pendant l’hiver, en présence des médias.

Le conseiller responsable, Jérémie Ernould, pourrait ainsi, plutôt que d’effectuer des sorties publiques en catastrophe en cas de tempêtes, aller au-devant des questions, ou sinon y répondre.

Ce serait un bon moyen de suivre la situation et d’améliorer le service en continu.

Ce serait aussi l’occasion d’être au diapason des attentes et des doléances des citoyens, ce qui fait assurément défaut en la matière.