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Les gens de Lévis plus heureux que ceux de Québec

La congestion routière entre les deux rives ne ternit pas le bonheur des Lévisiens

La proximité avec la nature, l’accessibilité aux services et le site enchanteur de sa résidence située en bordure du fleuve Saint-Laurent comblent de bonheur Claire Laliberté, qui demeure à Saint-Romuald depuis huit ans. Elle ne se lasse pas d’admirer ce « magnifique » panorama.
Photo Stevens Leblanc La proximité avec la nature, l’accessibilité aux services et le site enchanteur de sa résidence située en bordure du fleuve Saint-Laurent comblent de bonheur Claire Laliberté, qui demeure à Saint-Romuald depuis huit ans. Elle ne se lasse pas d’admirer ce « magnifique » panorama.

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La proximité avec le fleuve, l’accès à la nature et la qualité de vie contribuent à rendre les gens de Lévis plus heureux que ceux de Québec.  

«Québec, c’est le travail, et Lévis, c’est les vacances. Il n’y a plus de trafic, plus personne dans les épiceries, les magasins, c’est comme ma petite tranquillité», lance Myriam Lachance, qui réside au centre-ville de Lévis avec son conjoint et leur bébé de 6 mois.  

La femme de 29 ans travaille sur le boulevard Laurier à Québec et ne voit pas la traversée des ponts comme une barrière psychologique.  

À ce sujet, le directeur de la recherche sur l’indice de bonheur, Pierre Côté, affirme que la congestion routière entre les deux rives peut influencer l’humeur des gens sans pour autant altérer leur bonheur, qui repose sur des choses beaucoup plus profondes.  

Ainsi, la proximité avec le fleuve Saint-Laurent a séduit Claire Laliberté, il y a huit ans, et l’a incitée à acquérir une propriété située sur le bord de l’eau, à Saint-Romuald, avec son conjoint.  

«Quand je reviens, le soir, c’est comme si j’allais au chalet», confie la sexagénaire, qui est charmée par les couchers de soleil «extraordinaires» qui se perdent dans le fleuve.  

«On a vraiment une proximité incroyable avec la nature. Et quand les gens marchent dans notre rue, ils ont toujours de grands sourires.»  

Pas de bataille Québec-Lévis  

Cette béatitude s’explique peut-être par les résultats du sondage de l’indice de bonheur où Lévis (77,17) figure au 1er rang des villes de 100 000 habitants et plus, devant celle de Québec (75,94).  

Même si la Rive-Sud devance la Rive-Nord, il s’agit d’un écart peu significatif, selon M. Côté.  

«On ne peut pas partir une bataille entre Lehouillier et Labeaume, il n’y a pas d’os», rigole-t-il.  

Le chercheur précise que les Lévisiens se démarquent notamment par le niveau de satisfaction envers leur emploi, leurs relations sentimentales et leur sentiment d’accomplissement.  

Un bonheur qui se maintient  

Les Lévisiens ont aussi un niveau d’ouverture assez bon aux nouvelles idées, une bonne capacité d’adaptation, sont satisfaits de leur travail et de leur situation financière, se sentent en sécurité et affichent un sentiment de liberté intéressant. Un bonheur qui ne date pas d’hier.  

«Ils ont toujours été dans le premier tiers des palmarès», affirme M. Côté. «Ça démontre que c’est une population relativement bien. Quand on l’interroge, elle dit être contente de vivre à Lévis pour un ensemble d’éléments, mais la qualité de vie semble y être très, très bien.»  

Le maire se réjouit  

La performance de Lévis réjouit son maire, Gilles Lehouillier.  

«Regardons au cours de l’année dernière, Lévis est au 1er rang pour la qualité de vie, au 1er rang pour la vitalité économique, au 1er rang pour la ville la plus sécuritaire, au 1er rang pour le meilleur employeur. Ce sont quatre titres, et le 5e titre pour le bonheur ; c’est extraordinaire!»