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L’homme éléphant: transformation extrême pour Éric Paulhus

Le comédien Éric Paulhus personnifie John Merrick pour la tournée de L’homme éléphant

L'homme éléphant
Photo courtoisie, Jean-François Hamelin L’homme éléphant met en vedette Germain Houde, Roger La Rue, Éric Paulhus et Hubert Proulx. Annick Bergeron, Stéphane Breton, Sylvie Drapeau et Nathalie Gadouas font aussi partie de la distribution.

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Éric Paulhus était conscient de l’ampleur du défi lorsqu’il a pris la relève de Benoît McGinnis pour la tournée de L’homme éléphant. Sur la route depuis le 12 janvier, le comédien a réussi à s’approprier un rôle qui est fort exigeant.

«C’était intimidant, au début, mais la réaction du public m’a rassuré. Il n’y a plus de craintes. J’ai trouvé mes airs», a-t-il confié, lors d’un entretien.

Éric Paulhus est à mi-chemin d’une tournée de 27 représentations, qui s’arrêtera le 3 mars à la salle Albert-Rousseau.

Le comédien Éric Paulhus
Photo courtoisie, Andréanne Gauthier
Le comédien Éric Paulhus

Il remplace Benoît McGinnis, qui a interprété John Merrick l’an dernier, au Théâtre du Rideau Vert, à Montréal, et qui n’était pas disponible pour cette série de spectacles.

Le metteur en scène Jean Leclerc, qui signe la traduction de L’homme éléphant, a confié le rôle à Éric Paulhus. Le comédien n’a pas eu à passer à travers un processus d’audition.

«C’est l’fun dans une carrière de se faire confier quelque chose de cette envergure et avec des difficultés. C’est une belle preuve de confiance», a lancé le comédien.

L’homme éléphant raconte l’histoire de John Merrick, un homme qui souffre du syndrome de Protée, une maladie rare qui le rend difforme.

Merrick a été exploité telle une bête de cirque, puis il a pu vivre une vie un peu plus normale lorsqu’il s’est retrouvé sous la protection du chirurgien Frederick Treves.

La pièce écrite par l’Américain Bernard Pomerance, qui s’inspire d’un fait vécu, a connu énormément de succès à Londres et à Broadway. David Bowie, Mark « Luke Skywalker » Hamill, Billy Crudup et Bradley Cooper ont tous personnifié le mythique personnage.

L'homme éléphant
Photo courtoisie, Yvan Couillard

Entraînement et étirements

Éric Paulhus ne porte pas de maquillage ni de prothèses pour incarner John Merrick. Tout se passe dans le corps et dans sa façon de bouger et de se déplacer.

«Je n’ai pas à être laid. Je me déforme durant une heure et demie et les gens me voient comme si j’étais l’homme éléphant, alors que je porte une chemise et un pantalon. Je me déplace tout croche et tordu», a-t-il expliqué.

Le comédien a fait du travail en salle d’entraînement, afin d’aller chercher du tonus musculaire pour être en mesure de supporter les différentes positions.

Il a aussi installé une routine de 25 minutes constituée d’exercices d’étirement, avant de monter sur les planches, pour se préparer et ne pas avoir mal.

«C’est la première fois que j’ai un rôle aussi exigeant, physiquement, au théâtre», dit celui qui a déjà porté des talons hauts de quatre pouces dans La Cage aux folles.

Au-delà de l’énorme drame d’un homme qui est difforme, qui souffre et qui fait peur à tout le monde, L’homme éléphant est aussi l’histoire de ceux qui sont différents et qui sont victimes de rejet.

«C’est une pièce qui est très pertinente pour cette raison. Ça parle de la différence, et à plein d’égards. Tout le monde juge cet homme, mais les gens qui prennent le temps de le connaître voient à quel point il est beau et [le fait] qu’il a, comme tout le monde, des rêves et des aspirations», a raconté le comédien.


► L’Homme éléphant est présenté le dimanche 3 mars, à 20 h, à la salle Albert-Rousseau.