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Alzheimer et aide médicale à mourir: le débat à l’Assemblée nationale attendra

Alzheimer et aide médicale à mourir: le débat à l’Assemblée nationale attendra
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

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 Même si le procès de Michel Cadotte a relancé le débat, les parlementaires devront patienter avant le début des consultations non partisanes de l’Assemblée nationale sur l’élargissement de l’aide médicale à mourir aux personnes atteintes d’Alzheimer ou d’une autre maladie cognitive.

Durant la campagne électorale, les caquistes Marguerite Blais et François Bonnardel – dont la mère souffre elle-même d’Alzheimer – ont promis de créer un tel forum afin d’étudier la possibilité pour un adulte de remplir une directive anticipée qui lui permettrait d’obtenir l’aide médicale à mourir une fois devenu inapte. De plus, la CAQ promettait d’injecter 5 millions $ par année dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Mais la ministre de la Santé, Danielle McCann, attend le dépôt d’un rapport du Groupe d’experts sur la question de l’inaptitude et de l’aide médicale à mourir avant d’aller de l’avant. «Quand on aura reçu le rapport, on pourra annoncer nos couleurs», dit son attaché de presse, Alexandre Lahaie. L’intention de la ministre est toujours de tenir ces consultations, ajoute-t-il.

D’abord prévu pour le début de l’année 2019, le rapport du groupe co-présidé par le professeur de philosophie Jocelyn Maclure devrait finalement être déposé plus tard ce printemps. Avant de lancer des consultations, la ministre doit analyser le document.

Danielle McCann s’appuiera également sur un autre rapport de la Commission sur les soins de fin de vie, remis à la ministre au mois de janvier, mais qui n’a pas encore été rendu public. Celui-ci comporte un volet sur les refus de demande d’aide médicale à mourir. 

Aide médicale refusée

La fin de semaine dernière, Michel Cadotte a été reconnu coupable d’homicide involontaire sur sa conjointe Jocelyne Lizotte, qui souffrait d’Alzheimer depuis 2006.

En plus de mettre en lumière le désespoir des proches aidants, la cause a ramené dans le débat public la question des directives médicales anticipées pour l’aide médicale à mourir.

Michel Cadotte avait réclamé ces soins de fin de vie pour sa conjointe, mais la mesure lui avait été refusée parce que celle-ci n’était pas apte à donner son consentement.

Politique nationale

Par ailleurs, le gouvernement Legault prévoit toujours déposer au courant de l’année 2019 une Politique nationale pour les proches aidants, pilotée par la ministre Marguerite Blais.

On évalue qu’un Québécois sur quatre âgé de plus de 15 ans agit à titre d’aidant naturel pour un proche atteint par la maladie.

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