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Réseau de transport structurant: la Ville de Québec craint de faire les frais du bras de fer politique

Les deux paliers de gouvernement supérieurs doivent s’entendre, dit Rémy Normand

Réseau de transport structurant: la Ville de Québec craint de faire les frais du bras de fer politique
Illustration, Ville de Québec

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La Ville de Québec craint que la réalisation de son réseau de transport structurant soit retardée à cause de « la bataille » qui se déroule en coulisses entre le fédéral et le provincial pour le financement de ce mégaprojet.

C’est ce que Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a mentionné mardi lors de la conférence de presse mensuelle consacrée au projet de 3,3 milliards $.

« Une fois que les deux [gouvernements] disent qu’ils sont favorables au financement à 100 % du projet, il faut faire avancer les choses [...] On met de la pression », a-t-il insisté.

Rémy Normand, président du RTC
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE
Rémy Normand, président du RTC

Selon lui, « si on tarde à avoir des confirmations sur le financement, il y a des phases qui peuvent peut-être subir certains retards [...] Le maire parle tous les jours aux deux ministres concernés ».

Alors que les budgets fédéral et provincial seront tous les deux déposés dans trois semaines, M. Normand n’a pas voulu parler de date butoir. « Ça peut être dans le budget comme ça peut être ailleurs », a-t-il minimisé.

Chose certaine, « on veut avoir l’autorisation du Québec ce printemps. On veut avoir un go rapidement » pour ne pas retarder la phase de conception. Aussi, « des acquisitions de terrains et des expropriations possibles » sont à négocier le plus vite possible, a-t-il ajouté.

L’enjeu des 800 millions $

Le mégaprojet de Québec doit être financé à 3 milliards $ par le gouvernement du Québec (1,8 milliard) et par Ottawa (1,2 milliard $). À ces sommes s’ajoutent 300 millions $ de la Ville pour divers aménagements.

Sur le 1,2 milliard $ du fédéral, Ottawa veut que 400 millions $ soient puisés à même l’enveloppe consacrée aux projets de transports collectifs et que 800 millions $ proviennent du Fonds fédéral pour l’infrastructure verte.

Or, cette répartition ne fait pas l’affaire du gouvernement du Québec, car le Fonds vert doit profiter à toutes les municipalités à travers le Québec. Extrêmement prudent, Rémy Normand a soutenu qu’il « ne veut pas aller se placer au milieu » de cette « bataille fédéral-provincial ».

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« Vraiment inquiet »

De son côté, le conseiller de Québec 21 Patrick Paquet s’est dit « vraiment inquiet » de constater que le financement du réseau n’est pas encore attaché. « Si le financement n’est pas au rendez-vous, qui va payer la différence de la facture ? », s’est-il demandé.

D’autre part, Rémy Normand a confirmé que les quatre futurs pôles d’échanges (D’Estimauville, Saint-Roch, Université Laval et Sainte-Foy Ouest) se feront avec des partenaires publics et privés. Il a également rappelé qu’il y aura, à terme, 6000 cases de stationnements incitatifs dans les différents Parc-O-Bus de la municipalité.

Interrogé quant aux fouilles archéologiques prévues à l’été 2019 tout au long du parcours du tramway et du trambus, M. Normand a assuré que ces recherches ne causeront aucun retard.