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Abolition des notes en pourcentage: le ministre Roberge ferme la porte

Abolition des notes en pourcentage: le ministre Roberge ferme la porte
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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QUÉBEC | Le gouvernement de François Legault n’a pas l’intention d’abandonner les notes en pourcentage pour les élèves du primaire et du secondaire, contrairement à ce que recommande le Conseil supérieur de l’éducation.  

«Je veux être bien clair: il n’est pas question, pour notre gouvernement, d’éliminer les pourcentages, les moyennes de groupe, et de retourner à ce qu’on avait au milieu des années 2000, soit des bulletins avec des symboles ou des émoticônes», a indiqué le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge lors d’une mêlée de presse, aujourd'hui.  

Un rapport du Conseil supérieur de l’éducation, déposé mardi à l’Assemblée nationale, propose d’abandonner les notes en pourcentage des bulletins, puisqu’elles «perpétuent une logique de classement des personnes et de compétition qui n’est pas étrangère au décrochage».  

«Les notes en pourcentage n’obéissent à aucune nécessité pédagogique, poursuit le Conseil. Elles ont une valeur informative pauvre et contribuent à véhiculer une vision techniciste et comptable de l’évaluation, en plus d’avoir des effets contre-productifs importants sur la motivation et la persévérance scolaires.»

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Mais selon le ministre, les notes en pourcentage doivent rester, parce qu’elles facilitent la communication avec les parents.  

Et arrondir les notes?  

Si le ministre tient à garder les notes en pourcentage, il ne voit cependant pas de problème à ce qu’elles soient arrondies à la dizaine supérieure, si l’enseignant juge pertinent de le faire.  

Un enseignant pourrait donc donner 60 % à un élève qui, après le cumul de ses évaluations, devait obtenir 57 %, par exemple.  

«Une note, même en pourcentage, ce n’est pas une simple addition d’une série de chiffres. Ça relève d’un jugement professionnel. Je n’ai pas de problème quand c’est l’enseignant qui le fait. J’ai des problèmes quand il le fait sous pression, pour gonfler des statistiques», a expliqué le ministre Roberge.