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Aventures et dépassement

Partez à la rencontre des grandes exploratrices

Astronettes
Photo David Mendoza-Helaine Astronettes, la longue marche vers les étoiles raconte l’histoire de femmes qui avaient une soif insatiable d’aventures, d’accomplissement et de dépassement.

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Elles sont des aventurières et elles ont toutes une envie énorme de se dépasser. Astronettes, la longue marche vers les étoiles est un hommage à ces femmes qui ont choisi, un jour, des chemins peu fréquentés.

À l’affiche jusqu’à samedi au Théâtre Périscope, la pièce, écrite par Caroline B. Boudreau et Marie-Josée Bastien, est une plongée dans l’histoire de ces femmes pionnières qui ont marqué l’histoire et de celles qui regardent vers le futur.

Il y a Alexandra David-Néel, qui a été la première femme à se rendre dans la ville interdite de Lhassa, au Tibet, et Valentina Terechkova a fait de même dans l’espace.

On retrouve aussi Jerrie Cobb et Jackie Cochran, qui ont fait partie du projet américain Mercury 13 et qui ont suivi les mêmes entraînements que les premiers hommes appelés à aller dans l’espace.

Les histoires de ces exploratrices se croisent avec celle d’Emma, une jeune femme qui sera à la tête d’une mission de colonisation vers Mars. La pièce alterne entre le passé et les préparatifs pour la mission Orion II qui décollera en 2035.

La pièce témoigne d’une envie de se réaliser. Nous sommes témoins de leurs rêves, leurs embûches, leur persévérance et leurs réussites.

Un décollage réussi

Dans un décor aux airs de rampe de lancement, Astronettes, la longue marche vers les étoiles survole ces histoires, qui sont pour la plupart méconnues.

La pièce, avec des images et des films d’archives, présente des faits historiques et revisite les moments forts de la conquête spatiale.

Avec quatre récits qui se déploient, il est impossible d’aller au fond des choses. Il aurait fallu un spectacle-fleuve de plusieurs heures. L’histoire d’Alexandra David-Néel, même si elle est très intéressante, aurait peut-être pu être mise de côté, considérant qu’elle n’a pas vraiment de lien avec l’espace.

La mise en scène, signée par les deux autrices, propose de beaux moments visuels. L’envolée de Youri Gagarine, celle d’Emma, soulevée par le cosmonaute soviétique qui a été le premier humain à effectuer un vol dans l’espace, des projections sur les visières des casques des astronautes et la scène finale du décollage, où l’on aurait pu mettre encore plus de fumée, sont évocatrices, fortes, poétiques et réussies.