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Des cinéphiles plus avertis

En huit ans, le Festival de cinéma en famille de Québec a changé les habitudes des amateurs de films jeunesse

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Le directeur du Festival de cinéma en famille de Québec affirme que cet événement, maintenant bien ancré durant la semaine de relâche, a ouvert les yeux des cinéphiles de la capitale à d’autres types de cinéma d’animation que celui dont nous bombardent nos voisins américains.

« Au départ, nous avions un travail de déprogrammation à faire parce qu’il n’y avait qu’un seul type de films jeunesse sur les écrans depuis plusieurs années », se souvient Robin Plamondon, en faisant référence aux productions hollywoodiennes ultra-léchées.

« L’écart, précise-t-il, entre ce qu’on présentait et ce que les gens étaient habitués de voir, les films où les images sont quasi réelles, était difficile à comprendre pour eux. On présentait des films bâtis à l’aquarelle, au fusain, à l’encre de Chine. Si tu n’as pas l’habitude de voir ça, c’est difficile au début. Or, après huit ans, le Festival a son public et les gens attendent ces films maintenant. »

La qualité d’abord

Avec 57 films en provenance de 22 pays, le FCEQ embrasse large. Sauf que l’objectif n’est pas nécessairement de battre des records de films ou de pays. « On a toujours misé sur la qualité du produit et la diversité pour aller chercher le public le plus large possible », soumet Robin Plamondon.

L’offre ne se limite pas au cinéma d’animation, souvent le plus prisé de la clientèle jeunesse et de leurs parents. Des films pour la famille tournés avec du vrai monde, dans de vrais décors, sont aussi bien présents sur la carte du FCEQ.

« Jusqu’à dix ans, l’animation fonctionne très bien. Mais après, entre 10 et 15 ans, il y a un décrochage. Les jeunes préfèrent le film de fiction et, malheureusement, on a très peu de produits dans ce créneau à offrir au Québec. Le Festival sert à ça, sauf que c’est plus difficile de les obtenir parce qu’ils ne sont que rarement achetés par les pays francophones et il n’y a donc pas de version française disponible. »


La 8e édition du FCEQ s’ouvrira demain avec la présentation de L’envol de Ploé, à 11 h, au Cinéma Le Clap, à Sainte-Foy.

 

Les 5 coups de cœur du directeur

TITO ET LES OISEAUX (BRÉSIL) :

Photo courtoisie

Un garçon tente de sauver le monde d’une étrange épidémie : les gens tombent malades quand ils ont peur. « Sur le plan de l’esthétisme, ce film respecte son idéologie de base. Le cinéaste n’a pas fait de compromis et ça lui donne sa couleur. »


LÉO DA VINCI (ITALIE) :

Photo courtoisie

L’inventeur Léo part à la recherche d’un trésor pour éviter que la belle Lisa, dont il est amoureux, ne soit forcée de se marier avec un riche propriétaire terrien. « Ça vaut la peine parce que c’est rare qu’on voie des films d’animation italiens. C’est bien fait. »


MIA ET LE LION BLANC (ALLEMAGNE-AFRIQUE DU SUD) :

Photo courtoisie

La relation fraternelle que développe sur la ferme familiale Mia, onze ans, avec Charlie le lion, est mise en péril par les activités secrètes du père de la jeune fille. « Ça va être un incontournable. L’image est impeccable, le scénario est bien, les 12 ans et plus vont s’identifier beaucoup à ce film. »« C’est un film jeunesse au style qu’on voit plus rarement. »


WARDI (NORVÈGE-FRANCE-SUÈDE) :

Photo courtoisie

Dans un camp de réfugiés palestinien, une jeune fille de onze ans craint que son grand-père ait perdu l’espoir de retourner en Galilée quand celui-ci lui confie la clé de la maison qu’il a dû quitter en 1948. « C’est un film à saveur politique qui essaie de faire comprendre l’aspect humain derrière l’exode des Palestiniens. »


MA PETITE SORCIÈRE (ALLEMAGNE) :

Photo courtoisie

Les tribulations d’une apprentie sorcière qui doit prouver sa compétence pour éviter l’exclusion après avoir bravé un interdit. « C’est un film jeunesse au style qu’on voit plus rarement. »