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Les folies culinaires d’Ève Salvail

Ève Salvail
Photo Chantal Poirier

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Dans la liste des personnalités québécoises les plus connues au monde, il y a bien sûr Céline Dion, Xavier Dolan, Jacques Villeneuve... mais aussi Ève Salvail, célèbre mannequin avec son dragon tatoué sur le crâne. Ève est rentrée à la maison depuis deux ans et elle adore sa nouvelle vie d’entrepreneure, de DJ et, nouvellement, de muse et collaboratrice pour la collection de manteaux haut de gamme créée avec le designer Pascal Labelle. Cette femme de 47 ans avoue avec tendresse et sincérité qu’« on est ben icitte ». « Sincèrement, j’ai vécu à Tokyo, New York, Paris... une vie de privilégiée avec beaucoup de folies intenses que j’ai adorées et que j’aime encore, mais le Québec est un cocon rassurant, réconfortant. Le monde ici est ouvert, moderne, accueillant. On est vraiment bien chez nous. » C’est sûrement son enfance, vécue en toute simplicité à Matane, qui lui a conféré cet état d’esprit, loin des paillettes, du glamour et du champagne qui coule à flots lors des défilés de mode. Relaxer et se ressourcer dans les Laurentides — désormais son lieu de vie — c’est parfait pour Ève.

Questionnaire gourmand

On imagine que, comme mannequin, tu manges que de la salade... Cliché et réalité ?

« J’ai un faible pour le foie gras de canard, ça te donne une idée de mes excès de nourriture. »
Photo Adobe Stock
« J’ai un faible pour le foie gras de canard, ça te donne une idée de mes excès de nourriture. »

Oui, je sais, ce n’est pas un truc évident pour toutes les femmes et pour les hommes aussi. J’ai la chance d’avoir un corps qui répond bien à la nourriture, et c’est tant mieux, car il faut dire que j’adore manger et que j’aie un faible pour le foie gras de canard, ça te donne une idée de mes excès de nourriture.

Pour toi, un bon repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

J’ai une très grande maison à la campagne avec 12 chambres, alors j’invite bien du monde chez moi, c’est un peu comme un hôtel, l’auberge espagnole en quelque sorte, et le party prend vite. Par contre, chacun met la main à la pâte, et c’est le cas de le dire, car les pâtes sont souvent au menu. J’ai été élevée à la française pour la cuisine. On mangeait le soir à 20 h 30 de grands classiques de la cuisine française, mais avec le temps, je suis devenue une amoureuse de la cuisine italienne. J’y ai aussi vécu, ceci explique cela. La simplicité des ingrédients, la facilité d’exécution, l’harmonie des saveurs, le bonheur. Chez moi, chacun fait ce qu’il veut, il ouvre le frigo et se sert. Il mange quand il veut, c’est relax, sans chichi, mais lorsqu’on se met à table tous ensemble, c’est impressionnant. Ma table est immense, mais vraiment immense, on peut y asseoir plus de vingt personnes.

Quel repas prépares-tu habituellement ?

Lasagne aux truffes. Des crevettes de Matane évidemment, puisque j’y ai passé une bonne partie de mon enfance, je m’arrange toujours pour en avoir en saison, un souvenir de jeunesse formidable. En dessert, un pouding chômeur, c’est la recette de ma mère, c’est tellement bon. Sinon, une mousse au chocolat.

Essayes-tu tes recettes avant de les servir à tes invités ?

Non, je cuisine souvent les mêmes recettes italiennes. Les gens adorent la cuisine italienne, c’est rare que tu te loupes avec cette cuisine savoureuse. J’aime bien aussi improviser avec ce que j’ai dans le « fridge », ça donne ce que ça donne.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es la plus fière.

Ce n’est pas une recette en particulier, mais la quantité d’invités que je reçois. On fait un « party des Salvail » chaque été, et cuisiner pour 22 personnes, c’est un exploit pour moi ! J’en suis bien fière. Servir tout le monde en même temps, sans rien oublier ou sans brûler quelque chose, c’est une belle satisfaction.

Dis-nous que tu as déjà raté des choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Oui, une fois (c’est la seule heureusement), j’ai raté ma tarte provençale. L’élément chauffant dans le bas de mon four ne fonctionnait pas et je ne m’en suis pas aperçue, alors la pâte de cette tarte salée n’a pas cuit du tout. Une catastrophe.

Meilleures expériences culinaires à vie ?

Restaurant le Fantôme à Montréal. J’ai mangé un plat malade, un sandwich au beurre d’arachide, confiture et foie gras de canard. Les homards que mon père pêchait et que l’on mangeait le soir même, fabuleux. Des crevettes frites à Fuerteventura en Espagne. J’en ai mangé pendant tout le voyage tellement c’était bon, ça me rappelait mon enfance à Matane.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petite ?

Mousse au chocolat
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Mousse au chocolat

Les desserts (biscuits, gâteaux), ma mère n’arrêtait pas d’en faire tout le temps et j’adorais ça. Opéra, mousse au chocolat, crème brûlée au foie gras, c’est à cause de plats comme ça que j’aime tant le foie gras aujourd’hui. En fait, je pourrais manger n’importe quoi si le foie gras était l’ingrédient principal du plat. Aussi, enfant, j’allais avec mon père à la pêche à la morue, qu’on faisait cuire quelques heures plus tard, c’était génial.

As-tu un rêve culinaire ? Par exemple, un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

Je suis vraiment chanceuse sur ce point, j’ai vraiment tout essayé même dans mes rêves les plus fous ! J’ai même été invitée par le couturier Yohji Yamamoto à Tokyo dans un restaurant de sushi, chaque bouchée était vivante. Ce n’était pas évident, surtout lorsque tu devines que c’est un privilège que l’on t’offre.

Fromage préféré ?

Burrata
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Burrata

Burrata, puisque je suis pas mal italienne côté cuisine, mais aussi un bon Riopelle de l’Isle de la Fromagerie de l’Île-aux-Grues.

Son carnet d’adresses

Tes restos préférés ?

Restaurant Le Fantôme
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Restaurant Le Fantôme

À Montréal, Le Fantôme, BIS, L’Express et sa fameuse île flottante, malade, Hà (celui sur Mont-Royal) et Bluementhal. À New York, Soba-Ya, Lucien et café Mogador. Également, Cipriani Downtown à New York, j’ai eu tellement de plaisir dans ce restaurant, je me sentais chez moi.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête

C’est la personne qui m’importe, pas le restaurant ! Donc, n’importe où avec ma blonde !

Resto préféré pour vos sorties en groupe ?

L’Express, c’est bien pour une grosse tablée. Aussi, Rosewood et Joverse, la fête est toujours agréable dans ces lieux et j’adore leur recette de foie gras et chocolat blanc.

Boutiques gourmandes préférées ?

À Saint-Sauveur, le Fumoir des Lacs, Rouge Tomate et Pagé (il faut faire les 3, ils sont tous sous le même toit).

Restos préférés à l’extérieur de Montréal ?

Nina Pizza, resto préféré à l’extérieur de Montréal.
Photo courtoisie
Nina Pizza, resto préféré à l’extérieur de Montréal.

À Québec City, Laurie Raphael, Nina Pizza et Chez Boulay.

Vin préféré ?

Côte de Provence, ça me faisait penser au soleil et aux vacances. J’ai habité à Aix-en-Provence avec mes parents tout juste à proximité d’un vignoble.

Produits culinaires chouchous ?

Frantoia (huile d’olive), Burrata et condiment aux figues Tondo

Recette fétiche ?

Pennette Rigatte Crudiolo

De quoi tu ne peux pas te passer en cuisine ?

Le beurre, toujours beaucoup de beurre, j’adore le beurre frais.

Gourmandise coupable ?

Chocolat à la fleur de sel et caramel, mais je ne me sens pas coupable.

Ta cuisine préférée ?

Crevettes de Matane
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Crevettes de Matane

J’adore la cuisine italienne, française, québécoise, surtout les merveilleuses crevettes de Matane.