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Il retrouve la vue grâce à une lentille de contact

Une nouvelle technologie québécoise de lentilles cornéennes gagne en popularité

Luc Baillargeon et sa lentille slcérale
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Luc Baillargeon et sa lentille slcérale

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Un homme qui avait perdu plus de 80 % de l’usage d’un œil après avoir subi des lésions à la cornée en raison d’un épisode de zona a pu recouvrer la vue grâce à une nouvelle technologie de lentilles cornéennes, fabriquées au Québec.

« C’est un miracle pour moi ! », lance Luc Baillargeon, qui s’est récemment tourné vers les lentilles sclérales, de plus en plus populaires pour les personnes ayant d’importants troubles de la vision ou des déformations de la cornée.

« Ç’a complètement changé ma vie », poursuit-il. Près de 10 ans après avoir perdu l’usage quasi complet de son œil droit des suites d’un sévère épisode de zona ophtalmique, M. Baillargeon avait perdu tout espoir de recouvrer la vue. « J’avais lancé la serviette, pour moi c’était fini », dit-il.

Foudroyé par le zona

Luc Baillargeon avait perdu espoir de retrouver son œil droit, depuis que sa cornée avait été sévèrement endommagée après une crise de zona en 2009. Il a aujourd’hui retrouvé la vue à 100 % grâce aux lentilles sclérales. M. Baillargeon est photographié lors d’un rendez-vous avec l’optométriste Manon Sévigny.
Photo d'archives, Jean-Francois Desgagnés
Luc Baillargeon avait perdu espoir de retrouver son œil droit, depuis que sa cornée avait été sévèrement endommagée après une crise de zona en 2009. Il a aujourd’hui retrouvé la vue à 100 % grâce aux lentilles sclérales. M. Baillargeon est photographié lors d’un rendez-vous avec l’optométriste Manon Sévigny.

En août 2009, M. Baillargeon a été foudroyé par le zona, un virus qui se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses.

« Ç’a touché le quart de ma tête. J’ai été hospitalisé une semaine et en arrêt de travail pendant trois mois. Je n’étais plus capable de dormir la nuit, j’avais constamment une poche de glace sur la tête », raconte M. Baillargeon.

Il a ensuite tenté en vain la chirurgie au laser pour corriger sa vue.

Technologie québécoise

Puis, l’année dernière, il a songé à une greffe de cornée, mais les dommages causés par le virus rendaient l’opération impossible, raconte l’homme de 58 ans, originaire de Thetford Mines.

Fabriquées au Québec, les lentilles sclérales OneFit permettent à des dizaines de patients de retrouver une qualité de vie, estime l’optométriste Manon Sévigny.

« Ça change la vie des gens toutes les semaines, qui, même avec des lunettes, ne peuvent pas voir clair. Il y en a que c’est lié à de graves problèmes de vision, comme des myopes sévères. D’autres, c’est en raison des yeux très secs, et d’autres parce que c’est lié à des maladies de la cornée, ou des patients paralysés », explique la spécialiste, l’une des seules optométristes à prescrire cette technologue dans la région de Québec.

« Ça donne une super bonne vision, notamment pour des presbytes et des astigmates. Il n’y avait pas de solution sans ça [les lentilles sclérales] », précise-t-elle.


QU’EST-CE QU’UNE LENTILLE SCLÉRALE ?

  • Elles ont un diamètre plus grand que les lentilles ordinaires
  • Elles ont des points d’appui qui dépassent les limites de la cornée
  • Elles se mettent à l’aide d’une petite ventouse
  • Elles sont plus chères que les lentilles ordinaires entre 1000 $ et 1500 $
  • Ont une durée de vie de deux ans
  • Des gouttes oculaires restent en permanence entre l’œil et la lentille, permettant d’hydrater l’œil en tout temps

À QUI S’ADRESSENT LES LENTILLES SCLÉRALES ?

  • Patients atteints de sécheresse oculaire sévère
  • Myopes sévères, surtout en présence d’astigmatisme
  • Maladie de la cornée ou séquelles à la cornée
  • Patients atteints de paralysie