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«Sugar» Hill toujours dans le coin de Stevenson

Adonis Stevenson a pu compter sur la présence de son entraîneur et ami
Javan « Sugar » Hill dans les derniers mois.
Photo d’archives, Stevens Leblanc Adonis Stevenson a pu compter sur la présence de son entraîneur et ami Javan « Sugar » Hill dans les derniers mois.

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« Je n’ai pas donné d’entrevue depuis le combat du 1er décembre d’Adonis [Stevenson]. Je n’étais pas capable de le faire. Je suis encore fragile lorsque je parle de cette situation. Par contre, ça va mieux. Je suis en train de me relever. »

L’entraîneur Javan « Sugar » Hill est encore ébranlé par ce qui est arrivé à son protégé après son duel contre l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk. Lors d’une discussion téléphonique, il m’a raconté son tourbillon des trois derniers mois. J’ai simplement écouté et je n’ai pas pris de notes.

Hill a été au chevet de Stevenson pendant que celui-ci se battait pour sa vie. Il ne dormait pas et mangeait à peine. Il voulait être dans le « coin » de « Superman » pour son combat le plus important.

Après quelques jours, il est retourné à Detroit, où plusieurs boxeurs l’attendaient à son gymnase. Une semaine plus tard, Hill était de retour à Québec pour un autre séjour. Il n’avait pas la tête à prodiguer des conseils à ses protégés du Kronk Gym.

Son champion avait besoin de toutes les prières possibles pour s’en sortir. À l’instar de sa victoire contre Chad Dawson en 2013, Stevenson a déjoué les pronostics et Hill a recommencé à sourire depuis quelques semaines.

Il contacte la conjointe de Stevenson, Sisi God, plusieurs fois par jour afin de connaître les moindres détails concernant la condition de son boxeur. C’est une priorité pour lui.

En plein cœur

Lors de notre entretien, « Sugar » m’a parlé avec une fragilité qui est peu commune dans le monde de la boxe. Je l’avais toujours perçu comme une personne calme et confiante. Pas cette fois.

À l’époque où il était policier à Detroit, Hill a été témoin de plusieurs scènes horribles. Les crimes violents faisaient partie de son quotidien. Ce qui s’est passé à Québec est venu le toucher à un autre niveau.

Ça l’a frappé en plein cœur. Il a vécu des heures d’angoisse avec la conjointe et la mère de son boxeur. Homme de peu de mots, sa seule présence dans la chambre d’hôpital a eu un effet apaisant sur tout le monde.

Plus qu’un protégé

Depuis 2011, année où Stevenson a commencé à s’entraîner au Kronk Gym, Hill a passé des milliers d’heures en compagnie de l’athlète de 41 ans.

Ce n’est pas une relation entre un entraîneur et un boxeur, comme on en voit très souvent. Le respect entre Hill et Stevenson est plus profond qu’un lien d’affaires.

La soirée du 1er décembre restera gravée à jamais dans la mémoire de l’entraîneur. Les images du dernier duel de championnat du monde de Stevenson passent en boucle dans sa tête et il se pose sans cesse les mêmes questions. Celle qui revient toujours en premier est : pourquoi ?

Il pourrait bien ne jamais avoir de réponse. Adonis va mieux et c’est ce qui est le plus important pour lui. C’est tout ce qui compte pour un entraîneur qui aime son athlète.

La bande d’imbéciles a eu le dernier mot

Adonis Stevenson a pu compter sur la présence de son entraîneur et ami
Javan « Sugar » Hill dans les derniers mois.
Photo d'archives, Clifford Skarstedt

Don Cherry a traité les Hurricanes de la Caroline de « bande d’imbéciles », en raison de leurs célébrations après leurs gains à domicile. Ceux-ci ont eu la bonne réaction. Ils ont tourné les paroles de Cherry en source de motivation. Et ça me réjouit au plus haut point. Ils ont continué d’être créatifs après chaque victoire. Vendredi, ils ont invité l’ancien boxeur Evander Holyfield pour leur mise en scène. C’était génial. Comme quoi il est possible d’avoir du plaisir même dans une course aux séries.

Il n’y a pas que du négatif dans le hockey mineur au Québec

Lors d’un match bantam entre les Bulldogs de Roussillon et les Grands Ducs du Richelieu, on a eu droit à un bel exemple d’esprit sportif. Après deux périodes, ces derniers menaient 11-0. Les entraîneurs et les arbitres ont décidé de mettre fin au match. Pour les 60 dernières minutes de glace, ils ont refait des équipes de façon aléatoire pour une partie amicale. Bravo à ces jeunes et à leurs entraîneurs !

Mme Manziel devrait avoir honte

Adonis Stevenson a pu compter sur la présence de son entraîneur et ami
Javan « Sugar » Hill dans les derniers mois.
Photo d'archives, AFP

Pas une semaine facile pour Johnny Manziel et sa femme. Après la libération du quart par les Alouettes, Bre Tiesi-Manziel a été mêlée à une histoire de tricherie lors d’un demi-marathon, lequel s’est déroulé en février pour une œuvre de charité. Elle a complété les 21 km en 1 h 58 min 22 s, soit 20 minutes plus rapide que la moyenne féminine. La mannequin a nié avoir triché, mais son excellent chrono soulève plusieurs questions. Faire les manchettes dans une course caritative, ça doit lui avoir donné quelques abonnés Instagram de plus...

Le Québec a fait la loi aux Jeux du Canada

Adonis Stevenson a pu compter sur la présence de son entraîneur et ami
Javan « Sugar » Hill dans les derniers mois.
Photo Adobe Stock

J’ai pris connaissance des derniers résultats aux Jeux du Canada qui se déroulaient à Red Deer. Encore une fois, le Québec a survolé les compétitions en récoltant un record de 146 médailles, dont 65 d’or. C’est cinq de plus qu’à Prince George en 2015. Difficile de demander mieux. On a la preuve que la relève est en santé dans plusieurs sports. On va souhaiter que ça se traduise par une représentation québécoise accrue aux Jeux olympiques dans quelques années.