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Le décès d’Alec Reid secoue Anthony D’Amours

Le joueur de l’Océanic souffre lui aussi d’épilepsie depuis quelques années

Christian Huntley
Photo d’archives, Didier Debusschère Comme Alec Reid, Anthony D’Amours (à gauche) souffre d’épilepsie, qui est toutefois bien contrôlée par les médicaments.

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RIMOUSKI | Le décès d’Alec Reid bouleverse Anthony D’Amours au plus haut point. Souffrant d’épilepsie, le défenseur de l’Océanic de Rimouski indique de pas être à l’abri lui non plus de nouvelles complications, même s’il traite sa maladie depuis quatre ans grâce à des médicaments.

D’Amours a été victime des premiers symptômes à l’âge de 14 ans. Il sait très bien ce que pouvait vivre Reid au quotidien.

« Avant mon diagnostic, je pouvais tomber sur la patinoire et perdre le contrôle de mes membres », explique le natif de Trois-Pistoles. « C’était majeur. Je suis maintenant suivi par un neurologue et un médecin à Québec. Depuis deux ans, c’est contrôlé et je me croise les doigts pour que ça continue. Sa mort m’a beaucoup affecté. Un tel épisode pourrait m’arriver. C’est facile de faire des liens avec lui et de me mettre à sa place. C’est triste et j’ai beaucoup d’empathie envers sa famille ».

Âgé également de 18 ans, Anthony D’Amours avoue que le départ soudain d’Alec Reid le fait réfléchir sur les conséquences de sa condition médicale.

Selon l’Association québécoise de l’épilepsie, seulement 1 % de la population canadienne compose avec la maladie. La mort subite et inexpliquée est la cause de 2 à 18 % de tous les décès chez les épileptiques.

« J’essaie de ne pas trop y penser. C’est la réalité de la maladie. Dans mon cas, je suis bien contrôlé, ma médication et les dernières nouvelles de mon neurologue sont excellentes. Je n’ai pas à m’inquiéter. Tout le monde dans mon entourage connaît ma maladie et est prêt à réagir en cas de problème », estime l’arrière de l’Océanic.

Un symbole de courage et de persévérance

D’Amours espère que cette tragédie puisse mettre en lumière toutes les personnes qui composent avec l’épilepsie. La maladie ne doit pas avoir un impact sur leur vie ni les empêcher de réaliser leurs rêves.

À l’image de Max Domi pour le diabète, Alec Reid pourrait devenir, à titre posthume, un symbole de courage et de persévérance.

« Il faut se souvenir que l’épilepsie était considérée comme une maladie mentale. L’Église affirmait que nous étions possédés du diable. Il y a des mythes à défaire. Il y a beaucoup de catégories d’épilepsies et ce n’est plus une maladie banalisée. Les recherches permettent de la contrôler. C’est une tragédie, mais il est possible de bien vivre malgré tout », estime Anthony D’Amours.

 

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