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Une saison d’apprentissage pour Joanik Masse

L’ex-porteur de ballon étoile des Faucons de Lévis-Lauzon a occupé un poste de réserviste l’an dernier

Joanik Masse
Photo Kevin Kolczynski Joanik Masse (19) et Alexis Côté (6) travaillent fort à perfectionner leur jeu au camp d’entraînement du Rouge et Or en Floride.

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ORLANDO | En un an, Joanik Masse est passé d’une extrémité à l’autre.

Dominant à sa dernière saison avec les Faucons de Lévis-Lauzon et joueur par excellence en Division 1 et tout juste à court de battre le record pour le plus grand nombre de verges en une saison parce qu’il a raté le dernier match en raison d’une blessure à un poignet, le porteur de ballon a campé un rôle de réserviste à ses débuts universitaires. Il n’a pas enfilé l’uniforme un seul match.

« Quand j’ai choisi Laval, je savais qu’il y avait de bons gars devant moi et j’étais conscient qu’il s’agissait d’une possibilité que je ne sois pas habillé de la saison, a raconté celui qui a arrêté le compteur à 1891 verges en 2017 avec les Faucons terminant à 204 verges de Jean-Michel Paquette. Les risques étaient plus élevés à Laval qu’ailleurs. »

« Je changeais de niveau et il y avait une période d’adaptation, de poursuivre Masse. J’ai aidé l’équipe à gagner à ma façon. Mon objectif est le même cette année. Je veux aider l’équipe à gagner pendant la semaine et on verra si je peux contribuer aussi la fin de semaine. »

Moral intact

Masse assure qu’il a gardé le moral pendant toute la saison. « Je n’ai jamais été envahi par le découragement. J’étais motivé quand je me présentais aux entraînements parce que c’était ma gâterie. J’ai raté le match présaison et je n’étais pas admissible pour la première rencontre de l’année à Sherbrooke pour des raisons académiques. Je n’ai pas pu montrer ce que je pouvais faire et ces absences ont joué contre moi, mais je suis le seul à blâmer. C’était de ma faute. »

Pendant la saison morte, Masse a-t-il songé à transférer comme lui aurait permis sa situation sans qu’il doive s’asseoir une année avec sa nouvelle équipe ? « Mon sentiment d’appartenance au Rouge et Or est bien trop fort pour que j’aie envisagé cette option. Je n’ai jamais remis en question mon choix. »

« Toujours une bonne attitude »

Aux trois quarts de la saison, Justin Éthier a senti le besoin de s’informer des états d’âme de l’ancienne vedette des Faucons. « Je lui ai demandé s’il était découragé et j’ai réalisé quel genre d’individu il était, a exprimé le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Joanik a beaucoup de caractère. Il était conscient qu’il y avait des gars devant lui et il ne se disait pas je suis joueur par excellence et c’est à mon tour de jouer. Il a toujours eu une bonne attitude. »

« C’est une super recrue qui avait besoin d’une période d’adaptation et qui a fait un pas vers l’avant en 2018, de poursuivre Éthier. Nous avions un groupe de porteurs qui se battait l’an dernier et la brèche ne s’est pas faite. À ta première année, c’est souvent une question de timing si tu vas voir du terrain ou non. Aussi dans du football à quatre essais, tu cours à profusion. C’était tout nouveau pour lui de se retrouver en 2e essai et long en protection de passe. C’est un gars très intelligent et il a compris bien des choses. »

Alexis Côté veut poursuivre sur sa lancée

Alexis Côté a connu ses meilleurs moments en carrière dans les séries éliminatoires l’an dernier.

Alexis Côté
Photo Kevin Kolczynski
Alexis Côté

Des gains de 207 verges et trois touchés à la Coupe Uteck face aux X Men de St. Francis Xavier et de 38 verges et un majeur à la Coupe Vanier face aux Mustangs de Western ont placé Côté sous les projecteurs.

« J’ai saisi ma chance en fin de saison et j’ai réussi de belles choses, a-t-il mentionné. C’est encourageant pour la prochaine saison et je suis très optimiste. Nous avons un très bon groupe de porteurs de ballon et tous ont démontré qu’ils sont capables de connaître du succès au niveau universitaire. »

La saison 2018 s’est déroulée en deux temps pour Côté qui a été laissé de côté pour un match au profit de Philippe Lessard-Vézina. « Ça voulait dire que je devais faire mieux. J’ai continué de travailler pour aider l’équipe même si je n’étais pas en uniforme et j’ai amélioré des aspects de mon jeu. »

Adaptation

Côté a vécu une période d’adaptation à ses débuts dans les rangs universitaires. « Dans le football à trois essais, un porteur de ballon doit être polyvalent et mon travail en protection de passe est l’aspect que je devais le plus améliorer, a-t-il expliqué. À ma première saison, Justin (Éthier) m’a dit que je n’étais pas prêt et j’étais d’accord avec lui. La protection de passe, on en parle tous les jours et Mathieu Bertrand, qui a joué longtemps dans la LCF comme centre arrière, nous aide beaucoup. Quand tu rentres à Laval, tu ne peux pas dire que tu vas être partant dès ta première saison. Justin m’avait dit que j’aurais une opportunité quand j’ai choisi le Rouge et Or et c’est arrivé. Laval est une école de football. Tu rentres bon et tu en ressors meilleur. »

Éthier aime la vitesse de Côté. « Il a été explosif en séries, a souligné le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Sur la dernière poussée contre Western, il nous a donné ce dont on avait besoin avec deux bonnes courses. Son explosion ressemble à celle de Maxime Boutin et de Sébastien Lévesque. Quand il a été laissé de côté, il a pris son erre d’aller à son retour. À sa première saison, Alexis avait du retard et il a été blessé à quelques reprises. À sa deuxième année, Vincent Alarie-Tardif et Christopher Amoah n’étaient pas faciles à déloger. Cette année, il aura la chance de jouer un grand rôle. »

Retour de Luca Perrier : « Ça fait du bien de recommencer à jouer »

Si le football lui a manqué, Luca Perrier ne regrette pas son choix d’avoir pris une année sabbatique.

Au terme de sa première saison avec le Rouge et Or de l’Université Laval en 2017, le porteur de ballon a pris une pause. « Sur le plan personnel, ce fut la meilleure décision que je pouvais prendre, a mentionné Perrier. Le football m’a manqué, mais j’avais des trucs personnels à régler. J’ai réglé et je peux maintenant reprendre le football. Ça va bien et je travaille fort à l’école. »

Ennuyé par quelques blessures, notamment une à un pied qui s’est produite à deux reprises, le produit du campus Notre-Dame-de-Foy a profité de cette année loin des terrains. « J’ai eu le temps de tout guérir. Je le sens dans mon corps. Ça va beaucoup mieux. »

Pas trop rouillé à son retour au jeu ? « J’étais un peu rouillé à mes débuts lors des entraînements d’hiver, mais plus ça avance plus ça va. Ça se déroule bien au camp et ça fait du bien de recommencer à jouer au football. »

Perrier s’était blessé à un pied au camp de printemps en 2017 et la même blessure avait refait surface en fin de saison.

Éthier heureux

Avec cinq porteurs de ballon en Floride et la recrue Alexandre Dagobert qui va s’ajouter au camp d’entraînement en août, de quelle façon Perrier voit-il son rôle ? « Je suis là pour aider l’équipe à gagner, a résumé le joueur par excellence du Bol d’Or 2016. Je vais prendre le rôle qu’on va me donner. »

En 2017, Perrier a disputé quatre rencontres au cours desquelles il a amassé 112 verges et un touché en 20 courses. Une blessure à un pied lors de l’avant-dernier match de la saison contre Montréal l’avait empêché de participer aux séries éliminatoires.

Le Rouge et Or mise également sur quatre centres-arrières en Floride, dont le partant de l’an dernier Félix Garand-Gauthier.

Justin Éthier est heureux du retour au jeu de Perrier. « Je suis vraiment content, a précisé le coordonnateur offensif de Laval. Luca est dans de bonnes dispositions. »