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Adaptation en douceur

Arnold Mbembe et Darren Kyeremeth, deux joueurs très prometteurs qui veulent laisser leur marque

Arnold Mbembe
Photo Kevin Kolczynski Arnold Mbembe (98) vise l’un des deux postes libres d’ailier défensif, en raison du départ de Mathieu Betts et de Marc-Antoine Bellefroid.

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ORLANDO | Deux grosses pointures de la dernière cuvée de recrutement font leurs débuts universitaires en Floride.

Joueurs étoiles avec les Cheetahs de Vanier et boursiers des Minutemen de UMass, même s’ils n’ont jamais pu évoluer dans la NCAA pour des raisons académiques, l’ailier défensif Arnold Mbembe et le secondeur Darren Kyeremeth reprennent le collier ensemble après une année loin du terrain.

« C’est bien de vivre cette expérience ensemble, a souligné Mbembe. On est colocataires et on se motive entre nous. Nous ne sommes pas ici pour rien et on ne veut pas être seulement des figurants, mais avoir un impact. »

« Nous étions tous les deux déçus de ne pas jouer dans la NCAA et ça fait du bien d’être les deux ensemble », de renchérir Kyeremeth.

« C’est un signe de Dieu que ça n’a pas fonctionné dans la NCAA. Je suis très bien et content d’être ici, et j’ai la certitude que je vais devenir un meilleur joueur et une meilleure personne. Ça fait du bien de sortir de Montréal et de vivre l’expérience d’étudiant-athlète ailleurs. »

Questionnement

L’ailier défensif de 6 pi 6 po a eu certains doutes à son arrivée à l’Université Laval, mais tout est rentré dans l’ordre.

« Parce que je ne savais pas à quoi m’attendre, j’ai eu des doutes sur mon choix, a-t-il confié. L’accueil des vétérans et le désir qu’on gagne ensemble m’ont confirmé que j’avais pris la bonne décision, même si ma mère me manque parfois. C’est une bonne chose que j’étudie de nouveau en français. »

Sur le plan du football, les deux comparses sont satisfaits de ce qui se passe en Floride.

« Je me vois très bien dans le système défensif à long terme, a expliqué Kyeremeth. Je prends plus de répétitions sur les unités spéciales qu’au collégial et la vitesse est plus grande. Je veux montrer que je suis un joueur physique et polyvalent. Les entraîneurs veulent voir ce que je peux faire et m’utilisent dans différentes situations. Je suis confortable autant à “blitzer” qu’en couverture. Je peux jouer aux trois positions de secondeur. »

Apprentissage

Mbembe ne se sent pas rouillé. « Je joue au football depuis l’âge de neuf ans, a-t-il expliqué. Je prends de l’expérience à affronter des joueurs de ligne offensive de la qualité de Kétel [Assé]. Ça me rend vraiment meilleur. Glen [Constantin] me montre de nouveaux trucs que je n’avais jamais vus. Le cahier de jeux est beaucoup plus élaboré et je dois m’adapter à la verge qui sépare les deux lignes. »

« Je pense que je peux apporter une bonne attitude et une bonne ambiance à l’équipe, ajoute Mbembe. Je suis toujours souriant et je suis un bon coéquipier. Je souhaite apporter aussi des sacs. Mon objectif est de compétitionner pour un poste de partant dès ma première saison. Avec Guillaume Rioux, j’ai pris dix livres depuis le début de l’entraînement d’hiver et mon but est d’en ajouter cinq d’ici le début de la saison, sans perdre ma vitesse pour jouer à 255. »

Plé va demeurer sur la ligne défensive

Jonathan Plé (59) continue de découvrir sa nouvelle position sur la ligne défensive, lui qui a été muté comme plaqueur en milieu de saison l’an dernier.
Photo Kevin Kolczynski
Jonathan Plé (59) continue de découvrir sa nouvelle position sur la ligne défensive, lui qui a été muté comme plaqueur en milieu de saison l’an dernier.

Jonathan Plé vit son premier camp comme joueur de ligne défensive.

Garde à ses deux premières campagnes à Laval, Plé a été transformé en plaqueur l’an dernier quand Clément Lebreux et Samuel Maranda-Bizeau ont dû s’absenter. Au terme de la saison, le produit du Noir et Or de Valleyfield a fait le choix de demeurer sur la ligne défensive.

« Après la saison, j’ai demandé à Marc [Fortier] de demeurer sur la ligne défensive et ça faisait son affaire », a indiqué celui qui avait joué une saison sur la ligne défensive dans les rangs collégiaux pour aider son équipe.

« On est doublement gagnant. Ça va bien au camp parce que j’ai acquis de l’expérience, mais j’ai encore plein de choses à apprendre. Je dois m’ajuster, notamment sur mes angles. En raison de mon passé de joueur de ligne offensive, j’ai tendance à jouer un peu haut. Les vétérans m’aident et j’ai espoir de voir plus de terrain que l’an dernier. »

Plus grandes attentes

L’entraîneur-chef Glen Constantin qui dirige la ligne défensive voit des améliorations dans le jeu de Plé.

« Il a montré de belles choses au camp. On peut voir son progrès. Il bouge mieux. Il est plus souple et agile. L’an dernier, il a changé de position dans une situation d’urgence et les attentes n’étaient pas super grandes. Cette année, c’est officiel qu’il va jouer en défensive et les attentes sont plus élevées. C’est certain qu’il va être dans la rotation. Surtout que je crois que Vincent Desjardins ne sera pas de retour pour sa cinquième saison. »

Alexandre Deblois vit son baptême des rangs universitaires. Le produit des Faucons de Lévis-Lauzon est utilisé comme plaqueur et ailier défensif.

« Il y a une grosse adaptation à faire, a-t-il reconnu. En jouant une quatrième saison collégiale pour terminer mon double DEC, je n’affrontais pas des mastodontes sur la ligne offensive, comme il y a ici. C’est pourquoi j’ai choisi Laval pour affronter les gros bonshommes de la ligne offensive. L’adaptation est physique et mentale. Je tente d’assimiler les deux positions, mais je n’ai pas de préférences. Il y a un bon groupe de recrues sur la ligne défensive. La compétition est saine et j’aime la chimie dans l’équipe. »

Double rôle

Alexandre Gagnon joue aussi aux deux positions.

« Il n’y a pas de surprise, a-t-il indiqué. À ma troisième saison, je veux avoir plus d’impact et apporter du leadership et de l’intensité. Il y a plusieurs recrues qui sont rentrées sur la ligne défensive, et ça va pousser encore plus les gars de 3e et 4e année. On sait qu’il y a des jeunes qui peuvent jouer et on ne prendra rien à la légère. »

Poirier prend un « nouveau départ »

Contrairement au camp de printemps 2018, Alec Poirier peut y aller à fond de train cette année.

Opéré à une épaule pendant la saison morte, le secondeur de deuxième année avait campé un rôle de spectateur l’an dernier.

« C’est pas mal plus le fun cette année, a indiqué Poirier. Ma première saison a été marquée de hauts et de bas en raison des blessures. Je me suis blessé pendant le camp, une blessure qui m’a fait rater deux parties, et lors du dernier match de la saison contre Sherbrooke. Physiquement, mon ischiojambier était guéri et j’aurais été prêt à revenir au jeu à la Coupe Vanier, mais ça ne valait pas la peine de reprendre l’entraînement pour une semaine. »

« Après la saison, j’ai pris une pause d’un mois et cela a fait du bien », ajoute le produit des Cougars du Collège Champlain. C’est un nouveau départ.

Utilisation

Habillé dans six rencontres à sa première campagne et utilisé principalement sur les unités spéciales, Poirier souhaite voir plus d’action cette année.

« Je vise de voir du temps de jeu sur les unités spéciales, mais aussi sur quelques formations en défensive », a-t-il indiqué.

« La compétition est forte, mais ce n’est pas négatif. Ça nous rend meilleurs. Sur le terrain, on est tous comme un mini coach et on s’aide. J’aime croire que je suis un joueur polyvalent. Je peux me retrouver près de la ligne, mais aussi en couverture. »

Blessures

Malgré la chaleur des trois premières journées, le camp de printemps se déroule bien, sans que des soldats tombent au combat.

Ennuyé par une blessure à un ischiojambier, mardi, l’ailier défensif Loïc Sapart est le seul qui est à l’écart du jeu, à l’exception des quatre joueurs qui sont passés sous le bistouri pendant la saison morte et de Mathieu Robitaille, lequel a subi une fracture de stress à un pied pendant l’entraînement d’hiver.

Le demi de coin et spécialiste des longues remises, Frédéric Gagnon, a été blessé de façon mineure, mercredi, mais il est possible qu’il soit en mesure de prendre part à la dernière journée du camp, aujourd’hui.

Souper d’équipe

Comme la tradition du mercredi soir le veut, joueurs, entraîneurs et personnel ont tenu mercredi un souper d’équipe dans un chic steak house d’Orlando. Ce moment est toujours fort attendu des joueurs.

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