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Jeux du Québec: une équipe soudée après qu'un entraîneur ait perdu sa maison dans un incendie

Jeux du Québec: une équipe soudée après qu'un entraîneur ait perdu sa maison dans un incendie
Photo courtoisie, JEUX DU QUÉBEC – DÉLÉGATION DES LAURENTIDES

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La délégation des Laurentides des Jeux du Québec en boxe a vécu une histoire digne d’un conte de fées. Après qu’un des entraîneurs eut récemment perdu sa maison dans un incendie, l’équipe s’est soudée pour vivre une expérience unique.  

Il y a environ deux semaines, la demeure de René Gratton a été la proie des flammes. Malgré cette tragédie, il était impensable pour lui d’abandonner ses athlètes qui se sont entraînés pendant plusieurs mois pour cette Finale des Jeux du Québec.  

«J’essaie de passer par-dessus cela le plus possible, de tirer la "plug" un peu. Après, je retournerai à ma situation et ce qui m’attend. Je ne me laisserai pas abattre. Il faut persévérer dans la vie, sinon tu te fais emporter. C’est important de rester positif et d’aller vers l’avant», a-t-il affirmé.  

Sans la présence de Gratton et de l’entraîneuse Stephany Carruthers, qui a aussi accompagné des athlètes en 2017 aux Jeux du Québec, le destin de certains boxeurs, dont le médaillé d’argent Louis-Édouard Cossette, aurait pu prendre un autre tournant. La force de l’équipe laurentienne a fait la différence et d’après eux, la nervosité aurait pu gagner leur protégé s’il n’avait pas eu le même encadrement.  

Jeux du Québec: une équipe soudée après qu'un entraîneur ait perdu sa maison dans un incendie
Photo courtoisie, JEUX DU QUÉBEC – DÉLÉGATION DES LAURENTIDES

«C’est difficile aussi de trouver des entraîneurs prêts à faire du bénévolat et de dormir sur des lits de camp. Peut-être qu’un entraîneur d’une autre délégation aurait pu les prendre sous son aile, mais si nos jeunes s’étaient retrouvés en combat contre ceux de la délégation choisie, ils auraient perdu leur entraîneur. Nous ne voulions pas que ça leur arrive, mais qu’ils aient de beaux Jeux», a mentionné Gratton.  

Aussi, pour Carruthers, accéder aux Jeux du Québec pour les boxeurs est une expérience très valorisante.  

«Ils sont seulement trois à représenter les Laurentides, hautes et basses. C’est une très grande région. C’est vraiment un travail d’équipe et nous sommes là pour eux afin qu’ils aient de bonnes performances. Nous sommes fiers d’eux!», a-t-elle dit.  

Une première et une dernière  

D’ailleurs, Cossette s’estime très chanceux de repartir vers Mont-Laurier avec une médaille d’argent, un scénario qui semblait improbable il y a quelques mois. Ayant seulement commencé la boxe de compétition depuis septembre, celui-ci s’est incliné devant un adversaire d’expérience, le Lanaudois Isaac Pelland, dans la finale pour l’or.  

«Je suis juste vraiment content d’avoir eu la chance de me battre pour cette médaille. Même si j’avais perdu mon premier combat, j’aurais été très content. Et, que je gagne ou je perde, j’ai enfin droit à ma poutine!», a dit le boxeur de 15 ans.  

Participer à la Finale des Jeux du Québec n’est pas chose facile pour les boxeurs. Seulement trois athlètes par région sont sélectionnés et ils doivent être nés entre 2003 et 2004. Cossette a eu l’occasion de partager cette expérience avec son meilleur ami Levy Ducharme, évoluant également chez les moins de 65 kg.  

«Ce sont mes premiers et derniers Jeux du Québec. En boxe, nous avons seulement une chance par athlète. Juste venir ici, c’était un rêve. Quelque chose que je ne pensais pas possible, mais grâce à mes entraîneurs, j’y suis, a-t-il dit. J’aime vraiment mon expérience, même si, au début, j’étais vraiment stressé. C’était mon premier championnat officiel à vie! Je n’avais fait qu’un combat pour me qualifier pour les Jeux.»